Introduction au voyage de 2016

Introduction

J’ai choisi de voyager dans le Sud-Ouest en 2016 parce que c’était la région dans laquelle j’avais le moins voyagé en France. J’étais passé une seule fois en Saintonge en 1995 et en Aquitaine en 1999. J’ai évidemment fait en sorte de passer dans les deux arrondissements qui me manquaient encore, Blaye et Jonzac. En choisissant le Sud-Ouest, je poursuivais aussi une habitude entamée depuis plusieurs années et qui me conduit à alterner un voyage sportif en montagne (en 2015 dans les Alpes) avec un voyage culturel moins ambitieux.

Le printemps n’est pas la meilleure saison pour aller dans le Sud-Ouest où je suis bien conscient que c’est la saison des pluies, mais je n’ai finalement eu que deux jours de mauvais temps et c’est mieux que ce que j’aurais eu dans d’autres régions en mai 2016, mois très arrosé. Il n’a pas fait très chaud, surtout comparé à la chaleur écrasante en 1999 quand je m’étais baigné à toutes les occasions.

Comme je savais que le paysage ne serait pas très excitant et que les monuments ne sont pas très nombreux du fait des guerres de religion qui ont tout détruit, j’ai prévu des étapes un peu plus longues que l’année précédente et je me suis renseigné très attentivement sur Internet pour ne pas rater quelque chose d’important comme ceci m’était arrivé en 2015. Je m’en suis tenu presque exactement à l’itinéraire prévu, d’autant plus que je n’ai eu aucune panne technique en dehors de rivets fragiles sur les bagages.

Je n’ai pas eu de difficultés à réserver des chambres d’hôtes, mais c’est parce que j’ai eu l’idée de consulter les sites Internet des communautés de communes dans les régions où les Gîtes de France ont peu d’adhérents (ou tous trop chers comme aux alentours de Bordeaux). Les communautés ont d’excellents sites bien financés par les impôts locaux que les élus peuvent augmenter impunément vu l’absence de contrôle démocratique direct sur ces organes. Les sites renvoient de plus en plus souvent aux pages personnelles des propriétaires et c’est ce qui rend la chose intéressante car je peux me faire souvent une idée de la qualité sur cette base, ce qui était difficile autrefois.

Pour les dîners, j’ai pu trouver des tables d’hôtes 10 soirs sur 14, ce qui n’est pas mal du tout, et je n’ai jamais été laissé seul à ma table comme dans les fausses tables d’hôtes devenues usuelles dans le Nord de la France. On m’a dit que seuls les agriculteurs s’organisent pour servir des repas de façon durable tandis que la plupart des gens abandonnent après quelques années quand ils se rendent compte des contraintes et se limitent à des chambres sans dîner. Seul bémol, j’éviterai dans le futur les chambres situées sur les chemins de Compostelle, où l’affluence est telle que les propriétaires peuvent se contenter du strict minimum s’ils ne sont pas motivés.

 

Dimanche 15 mai

Temps frais et menaçant

Transfert à Paris

13 km, dénivelé 78 m

Gare de l’Est – Barbès-Rochechouart – Stalingrad – Père-Lachaise – rue de Charonne – Ledru-Rollin – pont de Bercy – Rue Jenner – Gare d’Austerlitz

J’avais choisi un TGV pour Paris partant à l’heure un peu matinale de 8 h 09 parce que j’avais peur des retards éventuels, devenus fréquents avec les opérations de police dans les gares parisiennes, et que je voulais être certain d’avoir la correspondance pour Toulouse. Finalement, le TGV est arrivé à l’heure à Paris et j’avais donc plus de 3 h entre les deux trains.

Pour le trajet entre la Gare de l’Est et la Gare d’Austerlitz, j’ai voulu innover en passant par Barbès-Rochechouart et plus ou moins le trajet des lignes 2 et 6 du métro. C’est une assez bonne idée car il y a une vraie piste cyclable séparée des voitures sur une partie du trajet, mais ce n’est évidemment pas l’itinéraire le plus direct et le tour derrière la Salpétrière est un trajet en fait sans grand intérêt.

Le train de Toulouse n’était pas plein un dimanche de Pentecôte et j’ai donc pu m’asseoir près du compartiment à vélos plutôt que dans le wagon suivant où l’ordinateur m’avait attribué une place. Je n’avais jamais encore vu le type du wagon. Il combine un grand compartiment à vélos, deux groupes de sièges pour handicapés et personnes accompagnantes et en bout de wagon un stand de vente qui a remplacé les bars. J’ai récupéré un des sièges pour handicapés, où l’on a évidemment plein de place pour les pieds, et j’ai profité du paysage.

Le voyage qui prend normalement 6 h 30 (à peine plus qu’en TGV tant que la ligne Tours-Bordeaux est encore en construction) a pris une demi-heure de plus car il a fallu attendre à Brive que l’on secoure une personne dont le fauteuil roulant s’était coincé dans un passage à niveau près de Cahors. La justification du retard était finalement fort originale mais il paraît que les « petits » retards sont fréquents sur cette ligne.

 

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