Etape 4: Chalosse

Vendredi 20 mai

105 km, dénivelé 1010 m

Petits nuages puis beau et chaud, petite brise de nord-est

Quartier du Guilhat – Salies-de-Béarn – Sauveterre-de-Béarn – Athos – Carresse – Sorde-l’Abbaye – Labatut gare – D3 – D463 – D715 – Amou – Brassempouy – Hagetmau – D350 – Audignon

Chalosse, départements 64 et 40

 

Pyrénées depuis le Quartier du Guilhat

Pyrénées depuis le Quartier du Guilhat

Au petit déjeuner, la dame m’a proposé de la confiture de kiwi comme j’en avais eue la veille. Effectivement, j’ai vu les vergers correspondants plus tard pendant la journée. Ils sont faciles à reconnaître une fois que l’on sait à quoi ressemble l’arbre avec les espaliers horizontaux. Après le petit déjeuner, j’ai pris le temps de faire encore un tour dans le parc parce que le temps avait changé et que l’on pouvait voir du parc la chaîne des Pyrénées enneigées. C’était superbe même si c’est difficile de prendre des photos.

 

Gros plan sur les montagnes

Gros plan sur les montagnes

Pour l’itinéraire, on peut prendre un tout autre itinéraire par l’abbaye d’Arthous et les hôtels Art déco de Dax, mais j’avais trouvé qu’il serait judicieux de visiter Salies-de-Béarn et c’était dommage de ne pas aller à Sauveterre si j’allais déjà à Salies. J’attendais aussi des merveilles de la crypte de Saint-Girons de Hagetmau, probablement par association d’idées fallacieuse avec la crypte de Jouarre.

Il y a eu un petit malentendu au moment de partir et la dame semblait avoir disparu, ce qui fait que j’ai pensé qu’elle n’avait pas l’intention de prendre congé spécialement, mais c’était une erreur car elle m’a hélé au moment où je voulais partir pour m’offrir une orange. C’était très gentil et m’a servi lors d’un pique-nique plus tard.

Nous avons eu aussi un problème technique avec la monnaie car je ne peux pas payer par chèque et les gens ne pensent pas à prévoir ce cas. Finalement, il me manquait juste 50 centimes et la dame a été obligée de refaire sa facture. Elle est l’une des rares personnes qui marquent les boissons séparément, l’argument étant que sa comptable lui demande de le faire pour simplifier le calcul de la TVA à verser puisque le taux sur les boissons est différent du taux sur l’hébergement…

 

Thermes de Salies-de-Béarn

Thermes de Salies-de-Béarn

Pour aller à Salies, le trajet était particulièrement plaisant, il suffisait de descendre à peu près autant que ce que j’avais monté la veille. J’ai été agréablement surpris. Le quartier thermal est certes très modeste avec juste un chalet néo-mauresque assez amusant qui servait de centre culturel. Par contre, le centre médiéval est assez étendu avec plein de recoins mystérieux, de maisons à grand toit pentu dominant le ruisseau canalisé, de placettes à arcades et de petits ponts.

 

Salies-de-Béarn

Salies-de-Béarn

Salies-de-Béarn

Salies-de-Béarn

Place du bourg à Salies-de-Béarn

Place du bourg à Salies-de-Béarn

La dame m’avait recommandé la charcuterie de la place du marché comme étant une maison de réputation exceptionnelle. Je reconnais que l’on y fait un jambon sec délicieux avec une race de porc local rare, mais je me suis rendu compte trop tard du prix excessif de ce jambon (80 € le kilo) et la différence de goût ne justifie peut-être pas de tripler le prix. Ce n’est pas que j’étais vraiment fâché de m’être fait avoir, plutôt que j’avais honte.

J’ai fait une meilleure expérience dans la boulangerie en face, où le croissant aux amandes était gigantesque, délicieux et à un prix très raisonnable. Soit dit en passant, je n’ai trouvé nulle part pendant le voyage de « jambon de Bayonne » dans les charcuteries, uniquement dans les supermarchés. Les charcuteries vendent du « jambon de pays ».

La raison semble être que le jambon de Bayonne est presque toujours du jambon industriel qui répond à des contraintes très légères: le porc doit avoir été élevé dans le sud de la France (Poitiers ou Albi conviennent aussi), doit avoir été nourri à 60% avec des céréales (soja transgénique brésilien par exemple, sans parler des 40% sans restrictions), le sel doit provenir des salines de l’Adour (c’est le seul élément vraiment bayonnais) et le jambon doit avoir mûri 7 mois. Les contraintes imposées au serrano espagnol ne sont pas plus sévères, sauf qu’il doit mûrir plus longtemps (c’est le pata negra et le jamón ibérico qui sont les jambons spéciaux). Tous comptes faits, les contraintes pour le jambon luxembourgeois marque nationale sont plutôt plus sévères (14 mois d’affinage par exemple).

 

Descente sur Sauveterre

Descente sur Sauveterre

Après les courses et la visite de la vieille ville, j’avais assemblé le courage nécessaire pour continuer vers Sauveterre. Il n’y en a que pour 9 km mais avec deux grandes côtes. La première est assez raide et franchement longue, mais je l’ai franchie sans trop de problèmes puisque j’étais en forme le matin. La seconde ne représente que 500 m de longueur mais il y a deux chevrons sur la carte et j’ai été obligé de pousser le vélo. Il faut reconnaître que la descente de l’autre côté est particulièrement longue et amusante, d’autant plus que l’on a en permanence devant soi la chaîne des montagnes enneigées qui ne sont plus très loin (moins de 50 km). La route est très appréciée des sportifs, j’ai croisé plusieurs petits groupes avec des vélos de course.

 

Pont de la Légende

Pont de la Légende

J’ai été un peu surpris par Sauveterre. Le village est beaucoup plus petit que je ne le pensais et les maisons anciennes ne forment pas un ensemble particulièrement pittoresque. Ce qui est joli, c’est la vue depuis la terrasse des remparts vers les Pyrénées par-dessus le Gave d’Oloron. On voit bien les restes d’un pont médiéval construit pour permettre le passage des pèlerins de Compostelle à l’époque où le bourg était une sauveté, c’est-à-dire un lieu d’asile sous la protection de l’église et où l’on échappait à la justice seigneuriale.

 

Pont de Sauveterre-de-Béaen

Pont de Sauveterre-de-Béaen

Le pont fut fortifié par les comtes de Béarn à la même époque que celui d’Orthez parce que Sauveterre était ville frontalière avec la Navarre. On a donné au pont le nom un peu ridicule de « pont de la légende » en référence à l’historiette selon laquelle une reine de Navarre accusée d’infanticide aurait été jetée de ce pont (et aurait survécu). Je n’avais aucune envie de descendre jusqu’au pont vu qu’il aurait fallu remonter après et je suis resté sur les remparts. Il y a d’ailleurs aussi un reste de donjon, mais on le voit assez mal du village.

 

Tympan de l'église de Sauveterre

Tympan de l’église de Sauveterre

L’église de Sauveterre est une belle église romane assez banale sauf pour ce qui est du portail qui a une clef pendante inhabituelle. Le Christ dans la mandorle entouré des évangélistes est par contre un motif typique des églises du chemin de Compostelle. Je n’ai pas fait attention sur place, mais l’église a une porte latérale qui était réservée aux « cagots », un groupe social composé de descendants de lépreux qui était ostracisé et ne pouvait pas habiter dans le village.

 

 Eglise de Sauveterre-de-Béarn

Eglise de Sauveterre-de-Béarn

Ils pouvaient assister à la messe le dimanche mais avaient une porte et un bénitier spéciaux parce que les autres habitants avaient peur d’être contaminés. Comme on croyait que le bois ne transmettait pas les maladies de peau, on acceptait qu’un cagot soit charpentier et ils étaient si réputés pour leur habileté que les seigneurs leur accordaient des dispenses d’impôt en échange de construire la charpente de leur palais ou château fort. La croyance dans les cagots était une spécialité des régions pyrénéennes et de la Bretagne.

Je ne suis pas resté très longtemps à Sauveterre et je suis reparti par la petite route de la rive droite du Gave d’Oloron qui est beaucoup plus tranquille. Elle passe le petit village d’Athos dont vient le mousquetaire rendu célèbre par Alexandre Dumas. Le vrai Athos était le fils cadet du seigneur local et a bien été mousquetaire à Paris, mais il est mort assez jeune dans un duel. Dans le livre, Athos est un grand seigneur qui meurt beaucoup plus âgé que dans la réalité.

Après Athos, la vallée du gave est coupée par une haute colline au nom élégant de Pène de Mu. La pente Sud est assez douce et commence dans les champs, la pente nord est raide et boisée. C’est un endroit assez amusant et moins fatigant que je ne le craignais. On passe ensuite le village au nom étrange de Carresse-Cassaber et j’ai eu l’impression que j’avançais tout d’un coup vraiment très bien. J’ai compris au bout d’un moment que j’étais poussé par un bon vent de vallée et c’était aussi bien car les quelques kilomètres qui restaient jusqu’à Sorde-l’Abbaye sont sans grand intérêt.

 

Abbatiale de Sorde-l'Abbaye

Abbatiale de Sorde-l’Abbaye

Sorde était une étape sur l’un des chemins de Compostelle (celui de Tours, pas celui de Vézelay comme Sauveterre). On y traversait le gave par un gué mais les pèlerins préféraient parfois prendre un bac (ou y étaient obligés par la fonte des neiges) et les pontonniers locaux étaient réputés pour leur brigandage, pillant les passagers. Richard Cœur de Lion dut intervenir avec une troupe de soldats pour ramener un peu de calme.

 

Maquette de l'abbaye

Maquette de l’abbaye

Dans les prospectus touristiques, on vante surtout les vestiges des bâtiments abbatiaux, en particulier une célèbre galerie donnant par des arcades directement sur le Gave. Je n’allais pas visiter le musée et je me suis donc contenté d’admirer le modèle réduit de l’abbaye exposé dans l’église. La grande curiosité artistique, la seule qui a survécu aux guerres de religion parce qu’elle a seulement été découverte en 1869, est une mosaïque qui couvrait tout le sol du chœur un peu comme à Lescar.

 

Pavage

Pavage

Le décor est beaucoup plus proche des tissus arabes qu’à Lescar avec des animaux et des rinceaux. J’ai été vraiment surpris de voir ces belles mosaïques deux jours de suite. Pourquoi cet art s’était-il complètement perdu dans le reste de la France alors qu’il avait été très présent à l’époque romaine ?

Sorde a marqué l’endroit où j’ai tourné le dos à la mer et au Pays Basque, repartant vers les coteaux de Gascogne. J’ai remonté un peu la vallée du Gave de Pau jusqu’au pont de Saint-Cricq puis je suis passé devant une grande usine (conserves de maïs Géant Vert) et j’ai été obligé de pousser le vélo dans un raidillon imprévu jusqu’au village de Labatut. Un peu fatigué par le raidillon, j’ai décidé de pique-niquer là devant l’église d’autant plus qu’il y avait un banc à moitié ombragé avec une vue charmante sur les champs au bord du gave.

 

Terrasse des moines à Sorde-l'Abbaye

Terrasse des moines à Sorde-l’Abbaye

Après cela, j’aurais presque pu retourner à Orthez avant de partir vers le nord mais cela aurait manqué de charme et j’ai préféré prendre la longue côte vers la crête qui sépare la vallée du Gave de Pau des ravins de Chalosse. La crête est presque plate et on a de temps en temps une très belle vue vers les Pyrénées, ce qui fait que j’étais assez content de ma décision. En plus, la montée depuis Labatut avait été très raisonnable, ce qui est rarement le cas en Béarn.

 

Jardin public d'Amou

Jardin public d’Amou

J’ai ensuite fini par descendre directement de la crête dans la vallée du Luy, une rivière paresseuse qui arrose le petit bourg d’Amou. On arrive par le pont sur la rivière avec à gauche les arènes et à droite le foirail sous de gigantesques platanes. Quand je dis gigantesques, ils sont vraiment impressionnants, c’est une cathédrale végétale. Je me suis assis sur un banc devant le terrain de pétanque puisque personne ne jouait mais j’ai quand même vu pas mal de monde passer, tantôt des familles de touristes avec de jeunes enfants, tantôt des pépés avec leurs inévitables chiens toujours animés d’une curiosité malsaine envers le saucisson qui pourrait se sacher dans ma sacoche.

 

Arènes d'Amou

Arènes d’Amou

J’étais détendu après le passage agréable sur la crête et je trouvais l’atmosphère au bord de la rivière particulièrement sympathique pour une pause. J’ai quand même fini par me décider et je suis allé voir les arènes puisque les Landes sont le pays des courses de vachettes. On peut rarement monter dans les gradins mais c’est possible à Amou. J’ai ensuite cherché le château indiqué par ma carte, un château élégant et un peu stérile vu de loin comme souvent avec les châteaux du XVIIIème siècle. On ne peut pas s’approcher hors saison.

 

 Château d'Amou

Château d’Amou

Après Amou, je ne pouvais pas faire autrement que de traverser les crêtes de la Chalosse, les rivières coulant d’est en ouest alors que j’allais vers le nord. Les pentes sont un peu moins hautes et surtout beaucoup moins raides en général que dans le Béarn, ce qui fait que ce n’est pas terriblement fatigant. La deuxième crête porte le village de Brassempouy qui fournissait un endroit pratique pour une mini-halte.

 

Musée de Brassempouy

Musée de Brassempouy

Il est connu pour sa Vénus, une statuette préhistorique trouvée dans une grotte en 1890. Elle est en ivoire de mammouth et c’est le visage humain le plus ancien jamais trouvé dans le monde. On a bien sûr construit un musée consacré aux fouilles, mais les originaux sont à Paris et ceci pose la question récurrente de l’intérêt de visiter un musée qui ne contient que des copies pour lire des panneaux que l’on trouverait aussi tout à loisir sur Internet. C’est l’architecture des musées en question qui est parfois intéressante, comme cette fois-ci avec un genre de pyramide simili-aztèque.

 

Rue principale de Brassempouy

Rue principale de Brassempouy

L’église du village mérite un court arrêt pour une étrange inscription dans laquelle le lecteur est invité à « trembler et éviter le jugement de la Gauche ». puis à « attirer celui de la Droite ». Il ne s’agit pas d’une affiche électorale mais d’un genre d’ex-voto déposé par « moy Bernard de Soule ». Curieux. Je n’ai pas pu m’arrêter longtemps car la plaque se trouve dans le passage sous le clocher qui est aussi la rue principale de la petite bastide.

 

Voûtes en dévers

Voûtes en dévers

Un gros autocar de ramassage scolaire voulait en effet passer sous la tour, ce qui lui a demandé des manœuvres assez délicates, surtout que les automobilistes venant en sens inverse pour aller chercher leurs enfants n’avaient pas vraiment envie de patienter pour que le passage se libère. Après le passage de l’autocar, je suis quand même allé voir à l’interieur où il y a une voûte assez curieuse peinte en rouge basque avec des nervures blanches nettement désaxées.

Le paysage change un peu après Brassempouy, la crête devient un plateau assez mou entre des vallées assez larges couvertes de terre grise sableuse au printemps en attendant que les agriculteurs plantent le maïs d’été. C’est un peu triste dans l’ensemble. Le plus grand marché agricole de la région est Hagetmau où je me suis offert de prendre un sens interdit pour éviter de longer la déviation. J’ai vu après que cela aurait été plus rapide mais la circulation me faisait peur et je ne suis pas mécontent d’être passé au centre ville qui est plein de magasins animés.

 

Orangerie de Hagetmau

Orangerie de Hagetmau

Bien que la ville ne le vante pas particulièrement, j’ai remarqué un curieux bâtiment allongé qui ressemble à une orangerie. La grande curiosité est plutôt une crypte romane, seul vestige d’une abbaye démolie par la commune en 1904. C’était une abbaye importante sur le chemin de Compostelle et la crypte était abondamment ornée de chapiteaux du XIIème siècle.

Malheureusement, la commune n’ouvre la crypte que pendant les vacances scolaires d’été (je suppose que c’est lié à l’embauche d’un stagiaire étudiant). Je n’étais pas très content, d’autant plus que je n’aurais pas eu besoin de traverser la ville si je n’avais pas voulu visiter, et j’ai commencé par m’offrir un goûter assis sur un banc au bout de la place.

 

 Reste de l'abbaye de Saint-Girons

Reste de l’abbaye de Saint-Girons

La commune a installé sur le glacis de la crypte un jardin médiéval, attraction très à la mode depuis quelques années et qui consiste à planter des herbes odorantes dans des petits parterres plutôt que des fleurs qui doivent être remplacées quand elles ont fini de fleurir. Dans le cas d’Hagetmau, les plantes sont sur des plate-bandes surélevées que je trouve assez intelligentes à la fois pour mieux les examiner et pour faciliter le travail des jardiniers.

 

Chapiteau de la crypte

Chapiteau de la crypte

Après le gâteau qui me rendait plus compréhensif, je suis quand même allé voir si on ne pouvait vraiment rien découvrir des fameux chapiteaux. Un couple de touristes distingués était dans la même situation et avait l’air très déçu. Finalement, j’ai remarqué des petites ouvertures à l’arrière de la structure. L’une d’entre elles n’est qu’à 1 m 50 du sol et permet donc de voir à l’intérieur, du moins ce qui est éclairé par la lumière du jour.

 

Ange sauvant les hommes

Ange sauvant les hommes

Vu la taille de la crypte, j’ai essayé de voir plus de détails à travers le téléobjectif de mon appareil photo et j’ai constaté un peu surpris que cela fonctionnait vraiment pour les chapiteaux les plus proches de l’ouverture. J’ai pris une photo très intéressante d’un ange tenant deux lions; l’ange ressemble presque à un papillon ou à une fée. L’autre photo qui a bien rendu montre un banquet, mais elle est surtout intéressante pour l’effet artistique un peu involontaire des contrastes en clair-obscur.

 

Effets de lumière dans la crypte

Effets de lumière dans la crypte

Après avoir pris les photos, je me suis adressé à la dame déçue en lui expliquant comment j’avais procédé. Cela ne remplace pas une visite mais enlève un peu la déception. Hagetmau était proche de l’étape du soir à Audignon, j’ai cru bien faire en prenant une charmante petite route (pas très bien indiquée et mal revêtue !) qui descend dans une vallée grise et sablonneuse typique puis franchit une petite crête avant d’atteindre le village niché dans la verdure d’un vallon.

J’ai pensé qu’il serait inconvenant de se retarder et j’ai donc remis la visite de l’église au lendemain. J’ai trouvé sans trop de difficultés des panneaux pour la chambre d’hôtes, ignorant d’ailleurs que les panneaux que je suivais concernent une autre chambre qui se trouve heureusement sur la même route. Ce que j’ignorais est qu’il fallait monter tout en haut sur une crête et qu’il y a deux morceaux raides dont un où j’ai poussé le vélo. Si j’avais su que la chambre est près du château d’eau, j’y serais arrivé avec beaucoup moins d’efforts en prenant la nationale.

 

Jardin des chambres d'hôtes

Jardin des chambres d’hôtes

J’ai tout de suite été impressionné par l’entrée de la propriété, une superbe allée de petits palmiers. On voit que le jardin est récent même si il y une pelouse avec une plantation de pins plus âgés derrière la maison: les palmiers ne dépassent guère 2 m de hauteur. Entre les palmiers, les propriétaires ont planté une grande variété de fleurs comme des arums (qui poussent très bien dans le Sud-Ouest), des papyrus et des roses. Sur la terrasse, la dame a aussi réuni des dizaines de pots pleins de plantes grasses et de cactées. Tout cet étalage de fleurs est superbe et formait une comparaison intéressante avec le domaine du pépiniériste la veille.

 

Papyrus

Papyrus

La maison est une grande villa moderne de plein pied avec deux chambres sur le côté donnant sur le parking et qui permettent de recevoir des hôtes. Si j’ai bien compris, les chambres font partie du concept de remboursement de l’hypothèque car le couple a racheté récemment la maison avec un très grand terrain en prévision de la retraite de Monsieur (Madame a déjà arrêté de travailler). Monsieur part à la retraite en 2018 et travaille encore à Paris la semaine, venant un week-end sur deux pour quatre jours dans la nouvelle maison.

 

Plantes grasses

Plantes grasses

Monsieur était là par hasard le jour de mon passage et j’ai trouvé qu’il était fort aimable. Je lui ai demandé de me faire visiter son jardin après le dîner. Mais j’ai dîné seul car c’est une fausse table d’hôtes: Madame sert les plats et papote trois minutes mais repart ensuite dans la villa. Comme la villa se trouve sur le chemin de Compostelle, c’est possible que Madame n’aie pas besoin de faire beaucoup d’efforts pour avoir des hôtes – ou alors c’est plus une nécessité financière et une occupation future pour son mari qu’une activité qu’elle apprécie.

Ceci dit, Madame a servi quelques asperges délicieuses avec le pâté. Je lui ai demandé comment elle faisait pour trouver d’aussi grosses asperges qui ne soient pas filandreuses mais elle a répondu un peu à côté, comme si c’était un problème qui ne pose pas sur les marchés de la région. Le plat principal était du confit comme souvent dans le Sud-Ouest, mais accompagné pour une fois d’un légume inhabituel, des fèves. Je n’ai pas manqué d’indiquer à la dame que j’appréciais beaucoup, d’autant plus que les fèves sont un légume coûteux bien que très important dans la cuisine traditionnelle luxembourgeoise. Le dessert était une soupe de fraises (de l’utilité des robots Marie !).

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