Etape 1 : Savès

Mardi 17 mai

105 km, dénivelé 947 m

Temps doux et assez nuageux

(Toulouse) – Blagnac – Cornebarrieu – Colomiers Gare – La Salvetat – D65 – Fontenilles – D68 – Bonrepos – Empeaux – Le Peyrigué – Endoufielle – D39 – Lombez – D234 – Simorre – D12 – Nénigan – Lunax – Saint Blancard

Savès, départements 31 et 32

Je ne me suis pas levé particulièrement tôt: le trajet est assez long et le dénivelé est significatif mais il est rarement raide et il n’y a pas grand chose à visiter en cours de route, comme d’ailleurs souvent à moins de 50 km d’une grande ville.

Comme j’étais passé par Saint-Martin-du-Touch lors du voyage de 2013, j’ai fait le tour de l’aéroport de l’autre côté (ce qui est toutefois nettement plus long) en prenant la piste cyclable de Mondonville que j’ai quittée à Cornebarrieu. J’ai fait le tour du village par la déviation et j’ai pris la côte directe pour Colomiers, plutôt moins raide et surtout beaucoup plus large (et donc moins dangereuse) que je ne le craignais.

Colomiers est une ville nouvelle qui s’étale beaucoup avec des avenues en courbe assez difficiles à naviguer, ce qui fait que je me suis perdu en essayant d’éviter un détour par la gare. Le seul autre moyen de traverser la ligne de train semble être le pont de l’autoroute d’Auch et j’ai donc finalement été obligé de revenir jusqu’à la gare, un peu fâché du détour dans la circulation.

J’ai suivi ensuite sagement les pancartes et mon trajet traverse une suite interminable d’entrepôts de logistique, une industrie qui semble en croissance perpétuelle. La banlieue toulousaine se prolonge ainsi jusqu’à La Salvetat-Saint-Gilles, où j’ai été très surpris et un peu inquiet de constater que j’avais déjà roulé 25 km.

 

La Salvetat Saint-Gilles

La Salvetat Saint-Gilles

Je me suis donc offert une pause méritée devant la mairie car on y a installé intelligemment des bancs à l’ombre avec une bonne variété d’arbres et une vue sur le château. C’était à l’origine le château Saint-Gilles car il a été fondé vers 1090 par le comte de Toulouse, originaire de Saint-Gilles dans le Gard, pour défendre son territoire contre les visées agressives du duc d’Aquitaine. Le nom de Salvetat provient d’une épidémie de peste en 1167 pendant laquelle les capitouls de Toulouse s’étaient réfugiés au château où ils ont attendu le temps nécessaire.

Le château a été remanié à la Renaissance mais abandonné à partir de 1793 quand le seigneur a été décapité. Le propriétaire l’a mis en vente en 2010 sans succès et l’état est tel que le classement en monument historique qui date de 2007 devrait être annulé. Il faut reconnaître que je vois mal quoi faire avec un tel bâtiment, même proposé moins cher qu’un petit pavillon de banlieue à Blagnac. On n’est pas à Londres où on en ferait des appartements de luxe et je ne pense pas qu’il y a un terrain suffisant pour construire un terrain de golf.

Il y avait une descente un peu inattendue dans le ravin de l’Aussonnelle et j’en ai bien profité car la région toulousaine est assez monotone par ailleurs. On remonte ensuite immédiatement dans les champs de céréales (au moins, plus d’entrepôts ni de gros camions !) puis on retraverse le ravin pour arriver à Fontenilles, petit village où une pancarte vante l’église historique.

 

Clocher de Fontenilles

Clocher de Fontenilles

En fait, toutes les communes tentent désespérément de nos jours d’attirer les excursionnistes et il ne faut pas faire trop confiance à ces pancartes. L’église vaut surtout par son clocher qui n’a rien de très original. C’est simplement un bon exemple de clocher languedocien avec les cloches dans un mur de brique et une petite galerie en bois à l’arrière.

 

 Bonrepos-sur-Aussonnelle

Bonrepos-sur-Aussonnelle

Encore quelques champs de céréales et on arrive juste au pied de la chaîne de collines qui sépare la vallée de la Garonne de celle de la Save. Le village au pied des collines a un nom délicieux, Bonrepos-sur-Aussonnelle, alors que c’était à l’origine un château fort féodal. Le village est sans intérêt en dehors d’une fresque amusante peinte sur l’arrêt d’autobus.

 

Champ de lin

Champ de lin

J’ai choisi de monter vers la crête des collines par une petite route charmante avec même un passage en forêt, chose rare dans la région de Toulouse. On a une vue agréable par-dessus la haute vallée de l’Aussonnelle vers les crêtes boisées et on traverse des champs de lin avec leur belle couloir bleue finalement assez rare. J’étais très content de ma route, ayant beaucoup hésité avant.

 

Maison d'industriel à Empeaux

Maison d’industriel à Empeaux

Le village situé tout en haut sur la crête, Empeaux, est inattendu: on y voit une petite usine de tuiles et aussi une maison de maître du XIXème siècle avec un portail très imposant en fonte. Moins historique que La Salvetat mais en nettement meilleur état.

 

Savès près d'Endoufielle

Savès près d’Endoufielle

Depuis la crête, on n’a pas beaucoup de vue vers la Garonne mais il y a une vue harmonieuse vers la Save. On remarque sur la photo nettement plus d’arbres dans le paysage que dans les panoramas du nord du Gers; c’est probablement dû aux nombreuses rivières rendues possibles par le climat humide au pied des Pyrénées et c’est beaucoup plus agréable que dans mes souvenirs de 2012 autour de Lectoure. Les pentes sont aussi un peu moins raides que dans l’Agenais ou le Lauragais.

J’ai été obligé de remonter sur une petite crête avant d’atteindre la Save qui est une rivière assez modeste et endormie, comme toutes celles du Gers d’ailleurs. J’avais l’intention de pique-niquer en vue du chateau de Caumont, quasiment la seule curiosité mentionnée sur ma carte, mais c’est une propriété privée en haut d’une colline raide et accessible seulement par un chemin raviné et raide. Je n’ai pas trouvé de photos de l’intérieur qui a été remanié au 19ème siècle. L’extérieur semble imposant mais je n’ai pas pu le voir vu que les jours de visite sont très limités.

 

La Save au pont de Cazaux

La Save au pont de Cazaux

Comme j’avais faim et qu’il se faisait tard, je me suis arrêté dans le village qui s’est développé près du château, Cazaux-Savès. J’ai trouvé un banc agréable au bord de la Save avec vue sur un petit barrage de moulin qui rendait l’eau plus vivante qu’ailleurs. Il y a un double méandre avec un genre de plage sûrement tentante en été, mais je ne me souviens pas si on a le droit de faire trempette et il faisait un peu frais pour cela de toute façon.

 

Cazaux-Savès

Cazaux-Savès

En repartant après avoir mangé, je suis passé sur la place du village qui a été bien rénovée avec fontaine en émail, arcades de briques typiques et un joli bâtiment à pans de bois abritant la mairie et la poste. J’ai trouvé un petit raidillon méchant au sortir du village, chose surprenante car la route longe sinon la vallée avec des pentes très raisonnables.

 

Place de Samatan

Place de Samatan

Le gros bourg commerçant le plus proche est Samatan, un des plus grands marchés français pour le foie gras. En période « maigre », c’est un endroit un peu mort avec toutefois une mairie élégante dans le style néo-classique et une fontaine néo-Renaissance de 1850 dont le seul défaut est qu’elle ne donne pas d’eau.

Il n’y a pas grand chose d’historique à Samatan parce que c’était le bourg commerçant correspondant au bourg épiscopal de Lombez, la capitale historique du Savès. C’est à ce titre que la ville devint évêché en 1317 (en même temps que les autres mini-évêchés de la région destinés à lutter contre un éventuel réveil cathare, Saint-Papoul, Lavaur et Rieux-Volvestre) puis sous-préfecture en 1800. On est loin de ces temps glorieux de nos jours avec à peine plus de 2.000 habitants.

 

Cathédrale de Lombez

Cathédrale de Lombez

La grande curiosité de la ville est évidemment l’imposante cathédrale fortifiée. Elle est construite sur le modèle de l’église des Jacobins de Toulouse avec une chose étrange pour une cathédrale, deux nefs parallèles (étrange parce que les piliers au milieu gênent les processions et la vue vers l’autel). Les piliers sont en palmier sans chapiteau, comme à Toulouse, et le clocher est octogonal comme à Toulouse. Je n’ai pas été très impressionné en entrant parce que la vue vraiment intéressante est celle du chœur.

 

Nef double

Nef double

Fonts baptismaux de Lombez

Fonts baptismaux de Lombez

Par contre, il reste plus de traces du mobilier, en particulier des fonts baptismaux du 13ème siècle en plomb avec des scènes de chasse assez profanes qui rappellent les tissus sarrasins et la mosaïque de Lescar. J’ai rarement vu des fonts baptismaux en métal hors du Midi toulousain, soit dit en passant.

 

Stalles à Lombez

Stalles à Lombez

La cathédrale avait évidemment aussi des stalles. Elles datent du 17ème siècle et sont joliment sculptées mais avec moins d’invention et de finesse qu’ailleurs. Le dais de l’évêque est soutenu par des atlantes maigrichons un peu étranges. Il reste même quelques vitraux Renaissance, installés après les guerres de religion comme à Auch.

Après ce que je pensais être la seule visite culturelle importante du jour, il me restait quand même pas loin de 50 km et je suis donc reparti assez vite. Une étude attentive de la carte m’avait montré deux manières de passer de la vallée de la Save dans celle de la Gimone sans côtes trop raides et j’ai pris celle qui évitait le mieux la grand-route.

 

Savès vers Sabaillan

Savès vers Sabaillan

On monte dans les champs, on contourne Sauveterre par une pente plus sérieuse puis on arrive sur la crête où l’on tortille autour des ravins qui descendent un peu dans toutes les directions. La vue reste harmonieuse, le Savès est presque un pays de bocage. En voyant les nombreux ravins, je me suis félicité d’avoir été prudent car les raidillons méchants ne manquent visiblement pas dans le pays.

Une belle descente m’a conduit dans la vallée de la Gimone, plus étroite que celle de la Save et marquée par des rangées de peupliers le long de la petite rivière. J’ai cherché un peu dans le village de Simorre un banc et j’ai fini par m’asseoir au soleil près de l’arrêt de bus, ne trouvant rien de mieux. On ne voit pas l’église depuis le banc mais la carte la mentionne comme intéressante et je l’ai cherchée ensuite.

 

Abbatiale de SImorre

Abbatiale de SImorre

Effectivement, on a une belle surprise quand on arrive devant la grosse abbatiale fortifiée. On croirait plus un château fort qu’une église et j’ai eu l’explication sur un panneau, elle a été construite vers 1300 mais on a demandé à Viollet-le-Duc de la restaurer en 1850 et il en a fait le genre d’architecture idéale qu’il aimait. Il a en particulier enlevé les toits et les a remplacés par les mâchicoulis et échauguettes fantaisistes qui rendent l’église pittoresque maintenant. La seule partie fortifiée d’origine est celle qui encadre le portail.

 

 

Portail fortifié

Portail fortifié

Saint Sébastien

Saint Sébastien

L’église est très intéressante à l’intérieur et c’était vraiment une bonne surprise car je n’en attendais rien de majeur. On y trouve de très belles stalles datées d’environ 1500 avec en particulier deux très beaux panneaux montrant le baptême du Christ et Adam et Eve. Adam est assez amusant, barbu, un peu dodu et tout nu.

 

Adam et Eve

Adam et Eve

Sacristie à fresques

Sacristie à fresques

Une grille permet de voir la sacristie qui est ornée de fresques gothiques découvertes en 1964 et qui sont dans un état remarquable de conservation, presque comme dans des enluminures avec un ton orange vif qui remplace probablement le fond doré des peintures de l’époque. On a aussi mis dans la sacristie une pietà peinte franchement impossible à dater.

 

Lutrin et orgue ancien

Lutrin et orgue ancien

Un panneau sur place mentionne aussi des vitraux gothiques et Renaissance mais ils sont fragmentaires et placés trop haut pour qu’on puisse les admirer vraiment. A la place, j’ai admiré un présentoir permettant à quatre personnes de lire en même temps et qui provient d’une abbaye du voisinage. Et il y a aussi un orgue du XIXème siècle qui est vraiment plus joli que les harmoniums contemporains.

Simorre est l’un des rares endroits du voyage où je me suis senti touriste. C’était dû à la présence de quelques autres touristes, des couples à l’âge de la préretraite parlant anglais ou allemand. Les Français ne voyagent pas beaucoup avant les grandes vacances d’été et il n’y avait pas beaucoup d’étrangers cette année en raison des grèves et des manifestations. J’ai retrouvé des touristes après presque uniquement dans le Périgord.

 

Vallée de la Gimone vers Nénigan

Vallée de la Gimone vers Nénigan

La route la plus logique après Simorre consistait à longer la vallée de la Gimone, ce que j’ai vite trouvé ennnuyeux à cause des longues lignes droites qui passent tout juste quelques mamelons en montagnes russes. J’ai retrouvé le sentiment de 2013 dans la vallée de la Lèze. En plus, depuis la guerre de Cent Ans, les villages sont sur les crêtes et il n’y a donc rien à voir dans les fonds de vallées.

Voyant que j’avançais assez vite et que je m’ennuyais, je me suis donc permis un détour sur une crête. Il était d’autant plus tentant que je voyais que c’était une route tortueuse en bordure d’un bois (un peu plus raide que prévu en haut quand même !) et qu’elle me faisait revenir pour deux villages en Haute-Garonne, idée amusante.

 

Manoir à Lunax

Manoir à Lunax

Je n’ai rien vu d’excitant à Nénigan mis à part la forme assez vague des Pyrénées dans la brume dans l’axe de la crête. Dans l’autre village, Lunax, il y a un joli manoir privé avec surtout une magnifique grille d’entrée baroque. Le village domine directement la vallée de la Gimone où l’on a construit un barrage qui est en fait une version géante des petits lacs d’irrigation nécessaires dans le Gers pour arroser le maïs en été.

 

Barrage sur la Gimone

Barrage sur la Gimone

La commune riveraine de Saint-Blancard a profité du lac pour installer une base nautique qui semble très courue en été vu qu’il y en a étonnamment peu dans la région de Toulouse. En mai, le lac était délaissé et fournissait un assez joli miroir reflétant les nuages. La route ne longe pas la crête du barrage, il faut descendre au pied et remonter de l’autre côté, ce que j’ai trouvé fatigant en fin de journée.

 

Château de Saint-Blancard

Château de Saint-Blancard

Saint-Blancard est évidemment sur la crête comme tous les vieux villages du Gers et c’est d’autant plus compréhensible que le village se groupe autour d’un grand château-fort avec tours médiévales et corps de logis Renaissance. Sur le moment, j’ai d’abord été voir à la réception du petit hôtel commandé par Booking.com vu que je n’avais pas trouvé de tables d’hôtes dans la région (un peu surprenant dans une région agricole et gastronomique…). L’hôtel est tenu par des Néerlandais qui ont surtout une clientèle flamande et hollandaise mais qui sont plus accueillants envers les Français que certains de leurs compatriotes.

 

Façade latérale

Façade latérale

Les propriétaires ont construit une annexe en contrebas de la route derrière le café-hôtel d’origine et peuvent ainsi offrir des chambres modernes calmes et propres à un prix raisonnable. Le seul inconvénient s’il faut en trouver un est la plomberie bruyante comme dans toutes ces constructions d’été en placoplâtre (je m’en plaignais aussi à Londres où c’est la méthode de construction normale des résidences à appartements).

 

Fenêtre Renaissance

Fenêtre Renaissance

Le restaurant est un mélange entre friandises hollandaises à l’intention des voyageurs en camping-car et menu du jour pour les personnes restant à l’hôtel. En l’occurrence, en dehors de moi, c’étaient deux techniciens, un nettement plus âgé que l’autre. Le plus jeune devait avoir 30 ou 35 ans et parlait beaucoup de gonzesses. Il semblait avoir au moins un enfant mais ceci ne l’empêchait évidemment pas de rêver à son son charme irrésistible supposé.

Après avoir un peu trop bu, il s’est abaissé au niveau « café du commerce ».J’ai noté avec un peu de surprise l’explication que « les homos changent de copain plus souvent que de caleçon ». C’est venu après un commentaire sur les manifestations contre le « mariage pour tous ». La plupart des gens de sa génération que je rencontre en voyage sont nettement moins crispés sur la question – certains diraient que le type a des envies inavouées mais je pense que c’est simplement un plouc macho banal.

Ce que je trouvais plus intéressant est que son collègue se comportait un peu comme je l’aurais fait, probablement parce qu’il est de la même génération. Il n’a pas essayé longtemps de raisonner le type plus jeune, mais il a essayé de le distraire en abordant d’autres sujets, qui ont toutefois conduit aux mêmes platitudes macho. « Proll », comme on dit au Luxembourg. Je ne les écoutais pas très attentivement car la dame a mis un livre avec de belles photos de Toulouse à ma disposition pendant que la cuisine préparait mon plat du jour (une cuisse de confit de canard, ce qui est banal mais très correct pour le prix dans un hôtel).

Il y avait d’autres hôtes à dîner, une table de six Alsaciens. A ma grande stupéfaction, quatre d’entre eux parlaient assez mal français et bien mieux alsacien, ce qui est vraiment rare même pour des retraités. Je n’avais pas entendu parler alsacien dans un lieu public depuis des années, ce n’est le cas en Alsace que dans la campagne de Wissembourg (un peu comme le breton que l’on entend très rarement aussi en public).

 

Château au crépuscule

Château au crépuscule

Comme un dîner au restaurant prend beaucoup moins de temps qu’un dîner en table d’hôtes (on ne fait pas la conversation !), j’ai eu largement le temps de faire un tour sur la place du château après le repas. Il y a plusieurs panneaux explicatifs et c’est d’ailleurs l’un des rares châteaux de la région. Il a été construit vers 1300 puis agrandi à la Renaissance quand il appartenait à la puissante famille de Gontaut-Biron, mais une bonne partie comme le donjon et les murailles est une invention de la fin du XIXème siècle. C’est assez bien fait, on ne s’en rend pas compte. Je ne sais pas à qui il appartient maintenant.

 

Château de Saint-Blancard le matin

Château de Saint-Blancard le matin

J’ai pris plusieurs photos du château le soir, mais j’en ai finalement prise une le lendemain matin aussi parce que la vue était meilleure sans les camionnettes des techniciens. J’ai aussi été voir par la même occasion si l’église était ouverte mais ce n’était pas le cas. Elle a été disposée de façon à donner directement sur une porte de l’enceinte du château.

 

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