Etape 6: Landes de Gascogne

Dimanche 22 mai

103 km, dénivelé 467 m

Pluie froide avec quelques interruptions, éclaircies après 16 h, vent d’ouest violent et très gênant

Montréal – Mézin – Durance – Maillas – Préchac – Uzeste – Villandraut

Landes de Gascogne, départements 32, 47, 40 et 33

Il m’est rarement arrivé de traverser quatre départements en une seule journée ! Le trajet est surtout une étape de liaison et n’est pas très intéressant, mais ce n’est pas grave vu que c’était une journée où il n’a vraiment pas fait beau. Si on a le temps et l’énergie, il est plus intéressant de passer plus au nord par Nérac et Bazas comme je l’avait fait en 1999.

Quand je me suis levé, le temps était décevant et il pleuvotait. Le temps que je descende pour le petit déjeuner et que je fasse le tour de la ferme puisque les repas sont servis sous un auvent à l’arrière, il s’était mis à pleuvoir abondamment. Les Australiens étaient un peu découragés, ce que je comprends à leur âge quand on ne compte marcher de toute façon que 15 km dans la journée, mais pouvaient se permettre d’attendre un peu. Je me suis préparé comme d’habitude mais la pluie n’a pas vraiment diminué et j’ai été obligé de mettre toutes les protections habituelles.

 

Bastide de Montréal

Bastide de Montréal

Curieusement, il a suffi que je roule 3 km sous la pluie pour qu’elle diminue fortement et j’ai enlevé le pantalon imperméable en bas de Montréal vu qu’il me gêne un peu en montée. Il y a une côte assez longue pour monter dans le centre du petit bourg qui est une des nombreuses bastides fondées au 13ème siècle (ici par le comte de Toulouse).

 

Couverts à Montréal

Couverts à Montréal

Il y a des couverts et quelques bâtiments anciens mais la plupart des maisons ont tout juste un étage et ce n’est pas une ville très impressionnante. Il n’y a qu’une seule maison gothique un peu citadine, ce qui fait que je trouve le label « un des plus beaux villages de France » un peu surfait.

 

 Maison gothique à Montréal

Maison gothique à Montréal

Mosaïque romaine dans l'église

Mosaïque romaine dans l’église

L’église était rarement le centre des bastides mais c’est le cas à Montréal qui était une étape mineure sur le chemin de Compostelle entre les grandes cathédrales de Condom et d’Aire. C’est une simple église gothique un peu comme à Éauze avec en plus un reste de mosaïque romaine exposé dans la nef en référence à une grande villa romaine découverte à proximité. Le motif est simplement géométrique dans des couleurs ocre assez harmonieuses. J’ai découvert par hasard en quittant Montréal la vue la plus intéressante de l’église. Vu d’en bas, c’est un bâtiment impressionnant porté par de grands contreforts presque comme au Mont-Saint-Michel.

 

Eglise de Montrréal

Eglise de Montrréal

Bastide circulaire de Fourcès

Bastide circulaire de Fourcès

Dans mon souvenir, il ne pleuvait pas quand je suis parti de Montréal même s’il faisait très gris. J’avais choisi la route longeant la vallée afin de visiter l’église de Mézin un peu plus loin en aval mais j’ai découvert en cours de route une pancarte pour le petit village de Fourcès qui était tentant parce qu’il est au fond de la vallée et ne demande donc pas d’effort excessif. Il y avait d’autres villages de vallée dans la région comme Vianne, mais Fourcès est unique parce que la place centrale est circulaire, peut-être parce qu’elle représenterait l’emplacement d’une motte castrale disparue.

 

Château de Fourcès

Château de Fourcès

C’est resté un petit village avec des maisons paysannes tout autour d’un grand espace vert circulaire planté de beaux platanes. La plupart des maisons ont des couverts, chacune avec son style propre. Le village est apprécié des artistes et on peut visiter plusieurs galeries, ateliers, magasins d’antiquaires et restaurants pour bobos en excursion. On peut aussi prendre les deux ou trois petites rues qui sortent de la place et qui permettent de voir des maisons anciennes et un petit château fort doté à la Renaissance de belles fenêtres régulières.

 

Eglise de Mézin

Eglise de Mézin

J’étais très content de mon arrêt à Fourcès, le même genre de bonne surprise que Mont-d’Astarac ou Audignon. Il faisait toujours aussi menaçant mais je n’ai pas eu besoin de mettre un k-way avant d’arriver à Mézin, petite bastide du Lot-et-Garonne. J’ai noté un bout de piste cyclable en arrivant au village mais il ne me servait à rien vu la direction. J’ai commencé à monter courageusement vers le centre ville par un genre de déviation à flanc de coteau mais il s’est mis à pleuvoter et j’ai décidé que ce serait plus simple de pousser le vélo par la petite rue raide qui monte à travers la porte des remparts vers l’église.

 

Couverts à Mézin

Couverts à Mézin

L’église est très massive et sans grand intérêt à l’intérieur, elle vaut surtout par sa façade fortifiée. Les couverts de la place du marché sont par contre assez beaux avec des façades à deux étages en pierre apparente plutôt qu’à pans de bois. Il y avait marché et j’ai fait un petit tour avant de me décider à acheter des abricots auprès d’un monsieur jovial qui semblait connaître tout le monde. J’aime mieux les cerises pendant mes voyages en vélo mais je voyageais plus tôt que d’habitude et les fruits de saison étaient les abricots qui donnent un bon remplacement.

J’avais à peine payé qu’il s’est mis à pleuvoir plus fort et je me suis réfugié précipitamment sous les couverts plutôt que de sortir les habits de pluie au milieu de la place. Il y a eu un coup de vent violent puis il s’est mis à pleuvoir des trombes d’eau. J’ai pensé aux pauvres pèlerins australiens mais je me suis aussi souvenu du voyage de 2013 pendant lequel j’avais eu le même genre d’averses orageuses très violentes dans l’Agenais. Effectivement, comme en 2013, le nuage est passé assez vite même si la pluie ne s’est pas complètement arrêtée. J’ai donc mis les habits de pluie et je suis parti vu qu’il n’y avait pas grand chose à visiter.

J’ai trouvé sans difficulté la petite route vers Réaup dont j’avais beoin. Elle longe au début une petite vallée encaissée et boisée qui change beaucoup de l’Armagnac et de l’Agenais. J’ai senti que le vent me gênait vraiment beaucoup dans la vallée et j’ai fini par m’offrir une courte pause à l’abri d’une haie quand il y a eu un très violent coup de vent. Les arbres se sont couchés profondément et la route avait d’ailleurs une pancarte « barrée » que je n’avais pas trop prise au sérieux. A vélo, on arrive à passer presque partout si ce n’est pas justement le remplacement d’un pont. Il y a eu cinq minutes de pluie diluvienne, mais si courte qu’elle n’a pas eu le temps de tremper ma haie au point que je la sente aussi.

Quand elle s’est arrêtée presque d’un moment à l’autre, je suis reparti précautionneusement, me demandant si la route pourrait être barrée par une inondation ou un arbre tombé. J’étais un peu rassuré de voir des voitures venir à ma rencontre et j’ai effectivement trouvé 2 km plus loin qu’un arbre bloquait la moitié mais la moitié seulement de la chaussée. Les pompiers n’étaient pas encore là et je ne craignais donc pas de les gêner.

 

Grande Lande entre Réaup et Durance

Grande Lande entre Réaup et Durance

Après l’arbre tombé, la route quittait assez vite le vallon pour monter lentement vers une crête boisée. C’était un peu déplaisant parce qu’il pleuvait toujours un peu, mais ce n’était pas trop fatigant même si je roulais contre le vent. Le village de Réaup est tout en haut sur une crête puis on parcourt le plateau informe et monotone de la Grande Lande couverte de pins entre les zones défrichées.

 

Unique rue de Durance

Unique rue de Durance

La route sans intérêt particulier m’a d’abord mené à Durance où je pensais visiter ce que ma carte montre comme le château d’Henri IV. J’ai certes vu deux portes de ville assez modestes et deux jolies maisons à pans de bois mais je n’ai pas vu le château fort – ou alors c’est une simple tour encastrée maintenant dans une villa du 19ème siècle sans grand intérêt. J’ai raté le prieuré, situé en dehors du village et non indiqué sur place; ce n’est qu’une ruine mais on y voit apparemment des restes de fresques gothiques.

 

Eglise de Houeillès

Eglise de Houeillès

J’ai continué à travers la Grande Lande pendant une heure sur une route déserte et ennuyeuse (surtout que j’étais très gêné par le vent) jusqu’à Houeillès, village que j’avais choisi pour déjeuner puisque j’avais besoin d’un abri en raison de la pluie et que ceci est difficile hors des villages. J’ai commencé par m’arrêter à l’église qui est dotée d’un imposant clocher fortifié octagonal avec une tour latérale elle aussi octogonale. L’intérieur est moins impressionnant, juste une nef gothique avec des piliers en palmier comme aux Jacobins de Toulouse.

Il ne pleuvait presque plus quand je suis sorti de l’église et j’ai cherché un peu un coin agréable pour pique-niquer. Les bancs assez nombreux sur la gigantesque place du foirail étaient trempés avec l’eau qui gouttait des platanes et je me suis rabattu sur l’auvent du centre culturel quitte à m’asseoir par terre sur le ciment. Je voyais la route principale depuis mon auvent avec un nombre surprenant de caravanes et de camping-cars freinant pour passer un ralentisseur particulièrement agressif. Bon nombre de ces caravanes étaient immatriculées en Belgique ou aux Pays-Bas et je pense que cette route qui relie Périgueux à Bayonne est très appréciée des gens qui font étape dans un camping « garanti néerlandophone » (ils sont nombreux dans le Périgord) avant de continuer vers le Portugal.

Il y a une chose intéressante avec les platanes de Houeillès: comme souvent dans la région (par exemple le matin même à Fourcès): ils sont taillés systématiquement pour former des branches horizontales et les branches entrecroisées des arbres fournissent beaucoup d’ombre. C’est une tradition en Armagnac et cela demande beaucoup d’expérience de la part des ouvriers communaux.

 

Oustal à Lubans

Oustal à Lubans

Même si je n’étais pas très impressionné par le trajet depuis Mézin, j’étais content qu’il ne pleuve presque plus. Pour continuer vers Captieux, je me suis amusé à faire un léger détour pour prendre des routes plus petites et traverser encore un tout petit morceau du département des Landes. La route était bien choisie, plus étroite et donc plus naturelle, avec même une section un peu moins rectiligne avec quelques virages le long de divers ruisseaux canalisés. C’est sur cette route que j’ai trouvé le seul oustal landais à peu près photogénique, on en voit plus facilement vers Mont-de-Marsan.

 

Eglise de Maillas

Eglise de Maillas

La route se termine au petit village de Maillas avec une église toute simple mais intéressante par la galerie en bois qui se trouve au-dessus du portail et non pas derrière les cloches comme dans le pays toulousain. A Maillas, la petite route devient assez subitement une grande nationale avec un asphalte parfait et des virages coulés qui semble parfaitement inutile dans ce paysage très peu habité. En fait, c’est une autre section de la route Airbus entre Langon et Blagnac. C’est un cas rare de départementale reprise par l’Etat alors que c’est en général la nationale qui est attribuée au département..

 

Autoroute Pau-Bordeaux

Autoroute Pau-Bordeaux

La route Airbus traverse l’autoroute Bordeaux-Pau, une de ces autoroutes critiquées comme peu utiles dans cette région peu peuplée. En fait, la circulation n’est pas moindre qu’ailleurs même s’il est vrai que l’effet d’une autoroute est moins fort que celui d’une ligne TGV (une autoroute facilite le transport des marchandises pour les entreprises, une ligne TGV attire massivement des habitants). Peu après l’autoroute, je suis arrivé à Captieux, village dont je ne savais plus si j’y étais passé en 1999. Je n’y étais pas passé mais il est difficile d’en garder un souvenir majeur de toute façon, il y a un passage considérable sur la nationale et j’aurais dû choisir un endroit plus calme pour mon goûter.

Après Captieux, on quitte le plateau de la Grande Lande et on se rapproche de la vallée de la Trave, ce que l’on sent dans le relief mais aussi dans la végétation plus variée. Les vallées des Landes ont d’ailleurs la réputation d’être particulièrement riches en plantes intéressantes, ce que je peux imaginer en référence au Courant du Huchet, un genre de jungle inaccessible.

 

Eglise de Préchac

Eglise de Préchac

C’est à Préchac que j’ai croisé l’itinéraire de 1999. De nombreux habitants profitaient du temps redevenu sec pour se promener sur la place sous les platanes et un monsieur accompagné d’un jeune homme m’a complimenté pour l’intérêt que je portais aux chapiteaux de l’église. J’aurais voulu entrer à l’intérieur mais elle était fermée et je me suis contenté des décors du chevet qui est orné de très belles colonnes romanes. Lors du voyage de 1999, j’avais pu entrer et j’avais noté que les chapiteaux étaient beaux.

 

Pont de la Trave

Pont de la Trave

Après Préchac, j’ai longé une route presque banlieusarde jusqu’à un ravin inattendu dans ce paysage plat où l’on traverse la Trave. Un déversoir de moulin cause une jolie cataracte et plusieurs messieurs essayaient de taquiner le goujon, debout en cuissardes dans le courant. On voit l’un d’entre eux, un homme étonnamment jeune pour cette activité souvent pratiquée par des retraités placides. Il y avait un château fort au-dessus de la cascade et on peut visiter les ruines mais il n’en reste vraiment pas grand chose.

 

Collégiale d'Uzeste

Collégiale d’Uzeste

De l’autre côté de la Trave, le village d’Uzeste m’a surpris par son église énorme. Il y avait des douzaines de voitures garées un peu partout et on entendait beaucoup d’animation dans le restaurant en face de l’église mais tout ceci était lié à une fête de voisinage et l’église n’intéressait personne. Honnêtement, en dehors de sa taille surprenante pour un petit village, elle ne contient pas de mobilier particulier. La taille est due à l’esprit patriotique d’un honorable cardinal du 14ème siècle qui était parvenu à acheter son élection comme pape en Avignon (Clément V) et qui a voulu honorer la région de son enfance par des constructions somptuaires.

 

Forteresse de Villandraut

Forteresse de Villandraut

Il a aussi fait construire un château fort à Villandraut, village voisin où j’avais réservé une chambre. J’ai découvert par hasard une superbe piste cyclable reliant Uzeste à Villandraut et qui est restée presque la seule qui m’a été vraiment utile cette année. En fait, il y a beaucoup de pistes cyclables dans le département de la Gironde, dont toute une série sont assez longues et relient l’intérieur aux plages en utilisant des lignes de chemin de fer abandonnées. Je pense que c’est le département français qui a fait le plus d’efforts en la matière, elles sont parfaitement entretenues et l’asphalte est excellent. On a envie de faire tout un voyage en utilisant ces pistes qui vont de Bazas à Arcachon, de Sauveterre à Lacanau par Bordeaux et tout le long de la côte.

 

6-33_600x600_100KBJ’ai cherché un peu le centre de Villandraut, n’étant pas conscient que c’est en fait un tout petit village. J’avais vérifié sur Internet l’adresse exacte de mes hôtes et ceci m’a permis d’arriver exactement à l’heure indiquée, Madame se disant presque surprise vu le mauvais temps le matin. Les propriétaires sont charmants, un couple très âgé qui propose une partie de l’ancienne ferme en gîte en été et en chambres d’hôtes hors saison.

 

6-34_600x600_100KBLa maison est dans l’état des années 50 ou 60: les meubles sont simples, les toilettes sont au rez-de-chaussée avec le salon du gîte tandis que les chambres et la salle d’eau sont en haut. La salle d’eau serait embarrassante s’il y avait des inconnus dans l’autre chambre car elle a été installée après coup dans le couloir de l’étage et ferme seulement par un rideau. Comme j’étais le seul hôte, je n’avais pas à craindre de choquer par ma tenue entre la chambre et la salle d’eau. Le confort simple est reflété honnêtement dans le prix très abordable, loin des prix usuels dans le Bordelais où la plupart des hébergements rivalisent de luxe et dépassent toujours 100 €.

 

6-35_600x600_100KBLes propriétaires n’ont plus l’âge de faire la cuisine pour les hôtes mais ceci ne pose normalement pas de problèmes car il y a quatre restaurants à l’année (un Logis de France appétissant mais pas donné, une brasserie moderne, un bar servant des plats et une pizzeria). A la grande surprise de la dame, tous les quatre avaient décidé de fermer en raison du mauvais temps et il ne restait qu’un stand de pizzas dont elle n’avais pas eu d’échos très favorables.

 

6-36_600x600_100KBJe n’étais pas vraiment pressé pour dîner et j’ai fait le tour du village à pied à la recherche des éventuels restaurants. J’ai alors découvert qu’il y avait le choix entre le stand de pizzas et un camion de pizzas, le camion semblant nettement plus apprécié. Vu la queue, je suis parti me promener avant de commander et j’ai eu le temps d’admirer les ruines de l’imposant château fort construit par le Pape dont j’ai déjà parlé. On peut entrer dans la cour en été moyennant finances mais on le voit déjà très bien de dehors et on peut faire presque tout le tour car la commune a racheté le pré qui est derrière. Dans le genre forteresse médiévale, je n’ai pas vu mieux pendant le voyage.

 

6-37_600x600_100KBAprès la visite de la forteresse, je suis retourné au camion à pizzas qui n’avait plus qu’une pizza en attente et qui serait presque parti sans savoir que j’avais besoin de lui. Je me souviens du client qui avait commandé avant moi, un type bien bâti et un peu bellâtre qui se faisait remarquer par le bruit très inquiétant et pas du tout règlementaire de sa voiture.

 

6-39_600x600_100KBIl y avait un choix fort abondant comme toujours avec les pizzas et j’ai choisi d’en acheter deux petites, ce qui fait un peu comme un plat de viande et un plat de fromage. J’ai choisi la spécialité du jour, une pizza andouillette-reblochon, et une pizza plus classique aux trois fromages. Comme il y avait 20 minutes d’attente (en fait plutôt 30) et que j’étais le dernier client, j’ai papoté avec le couple qui tient le camion et c’était presque aussi vivant qu’une table d’hôtes. Le monsieur utilise de la pâte congelée mais il est fier de produire tous les ingrédients lui-même ou d’acheter des produits de qualité chez des producteurs locaux (l’andouillette en l’occurrence qui était délicieuse même crue). Pour une fois, manger des pizzas était une expérience gastronomique.

 

Cantine dans la chambre d'hôtes

Cantine dans la chambre d’hôtes

Pour ne pas faire de saletés dans le salon du gîte, j’ai demandé des couverts à mon hôtesse qui m’a très gentiment offert en outre un gros morceau de gâteau au chocolat délicieux. Le salon était un endroit amusant pour dîner même seul et j’ai pris après une photo de la cantine pour l’inscription (« brancards de couchettes pour les officiers d’Algérie »). Il y a aussi une étagère pleine de livres dans le salon et c’est un instantané assez intéressant d’un ménage cultivé des années 50 avec Pearl Buck, Camus, Gide, Roger Martin du Gard…

 

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