Etape 17: Cambrésis et Haut Vermandois

(17ème étape d’un voyage cyclotouriste de Vannes à Luxembourg en 2014)

Mercredi 18 juin

110 km

Dénivelé 1035 m

Très beau avec fort vent du Nord froid

Villers-en-Cauchie – Rieux-en-Cambrésis – Iwuy – Thun – Eswars – Marenchies – Cambrai – D76 – Crèvecœur – chemin de halage – Les Rues-des-Vignes – Vaucelles – Bantouzelle – Ossu – Gouy – Levergies – Fontaine-Uterte – Fieulaine – Longchamps – Vadencourt – Guise – Flavigny-le-Grand – Monceau-sur-Oise – Chigny

Cambrésis et Haut-Vermandois

Départements 59 et 02

Comme la distance entre les deux hébergements est assez courte, j’ai conçu cette étape sous forme de boucle vers Cambrai et Saint-Quentin afin de visiter diverses petites curiosités puisque j’avais le temps. Si le temps avait été à la pluie, j’aurais pris un chemin beaucoup plus direct car on traverse beaucoup de plateaux très exposés.

 

Plaine du Cambrésis à Villers-en-Cauchies

Plaine du Cambrésis à Villers-en-Cauchies

J’ai été impressionné par le plateau du Cambrésis. Contrairement au Santerre et à la Beauce qui sont à peu près aussi plats, il n’y a aucun arbre sur des kilomètres dans le Cambrésis. Les routes sont évidemment droites comme des voies romaines et la route de Villers-Cauchies à Cambrai est effectivement une ancienne voie romaine que les gens de la région appellent « chaussée de Brunehaut ».

 

Chaussée de Brunehaut

Chaussée de Brunehaut

Le nom apparaît au Moyen Âge et il semblerait que des érudits soucieux de souligner l’antiquité de ces routes ont récupéré le nom d’une reine mérovingienne comme signal même si elle n’a rien de concret à voir avec le sujet. Dans le cas précis, c’était la voie romaine de Bavay, capitale d’un peuple gaulois important, à Thérouanne, grand centre commercial peu avant les ports de la Manche. Au Luxembourg, on appelle les anciennes voies romaines « Kiem » soit simplement « chemin », ce qui est typique de la tendance à tout ramener aux horizons limités d’un petit pays rural.

Comme une voie romaine est ennuyeuse à vélo, je ne l’ai prise que le temps d’admirer le tracé et de prendre une photo, puis je me suis dirigé vers la vallée de l’Escaut que je pouvais remonter ensuite jusqu’à sa source. La vallée est évidemment bien plus variée et verdoyante que le plateau couvert de maïs et de betteraves. Le village où j’ai atteint la rivière porte le nom difficile à prononcer de Iwuy (où habitaient autrefois les Ivorakiens transformés en Iwuysiens).

 

Village typique du Nord à Iwuy

Village typique du Nord à Iwuy

J’ai fait un tour dans les rues en partie parce que je n’arrivais pas à trouver la route dont j’avais besoin et en partie aussi pour l’architecture typique du Nord de la France avec des rues étroites bordées de maisons de briques basses. Ce n’est pas un coron minier, on est en région agricole, c’est donc vraiment le style traditionnel.

J’ai trouvé des petites routes agréables entre Iwuy et Cambrai avec en particulier une belle propriété au bord de la rivière à Thun. Je suis aussi passé à Ramillies qui est un nom célèbre dans l’histoire de France car c’est une bataille où l’armée de Louis XIV fut écrasée par les Anglais et les Hollandais en 1706, forçant le Roi-Soleil à évacuer les Pays-Bas. En fait, la bataille eut lieu dans un autre Ramillies qui se trouve en Belgique et je me suis donc abusé.

 

Murailles de Cambrai

Murailles de Cambrai

Je n’avais pas prévu de passer à Cambrai lorsque j’avais préparé le voyage, mais le passage la veille à cause du restaurant et l’étape assez courte m’ont incité à revoir mes plans. J’en suis content car c’est une ville que j’ai trouvée vraiment intéressante, nettement plus qu’Arras. La ville fut fondée à l’origine comme évêché et servait de forteresse à la frontière entre les Pays-Bas et la Picardie jusqu’en 1677. Il en reste des fortifications imposantes car l’Etat n’autorisa la municipalité à abattre une partie des remparts que dans les années 1890.

 

Art déco à Cambrai

Art déco à Cambrai

J’ai trouvé la ville tranquille mais soignée, avec une atmosphère plus urbaine qu’Arras. C’est probablement dû au fait que Cambrai est moins dominée par les fonctionnaires grâce à quelques usines agro-alimentaires. Mais le taux de chômage est très élevé (18% en 2006 dont 32% pour les jeunes entre 20 et 24 ans). La ville a été en partie détruite en 1918 et en 1944, mais on a reconstruit des petits immeubles de location plutôt que des cités HLM car la population n’augmentait pas beaucoup, ce qui a protégé la ville des problèmes ultérieurs de délinquance et d’extrémisme politique.

La ville n’a pas de cathédrale à proprement parler car les révolutionnaires particulièrement zélés ont vendu toutes les églises comme carrières en 1794. Faute de mieux, il reste l’église Saint-Géry, une ancienne abbatiale. Je suis entré par acquis de conscience et j’y ai trouvé un mobilier magnifique. Je n’ai pas remarqué le tableau de Rubens qui fit scandale parce qu’il y avait représenté le Christ entièrement nu lors de la descente de croix (un barbouilleur local repeignit les parties du Christ jugées offensantes sans s’inquiéter du fait qu’il touchait au tableau d’un grand maître !).

 

Stalles à Saint-Géry de Cambrai

Stalles à Saint-Géry de Cambrai

Scène religieuse dans le style galant

Scène religieuse dans le style galant

Par contre, j’ai admiré les stalles Rococo avec des tableaux dont on ne sait pas trop si ce sont des scènes religieuses dans le style de Boucher et de Fragonard.

 

Chaire à Saint-Géry de Cambrai

Chaire à Saint-Géry de Cambrai

Il y a aussi une chaire dans le style Renaissance mais qui me semble une imitation très surchargée du XIXème siècle.

 

Tribune de l'orgue à Cambrai

Tribune de l’orgue à Cambrai

La tribune en marbre de l’orgue est elle authentique et serait d’après Wikipedia un ancien jubé.

 

Transept de Saint-Géry de Cambrai

Transept de Saint-Géry de Cambrai

L’architecture de l’église est intéressante car c’est un exemple peu fréquent à l’époque néo-classique de Hallenkirche: il n’y a pas de bas-côtés ni de tribunes et les piliers qui soutiennent la voûte y montent directement. Comme l’église est très haute, les piliers en deviennent aériens et l’espace est assez étonnant.

Beffroi de Cambrai

Beffroi de Cambrai

Je me suis installé dans un joli petit jardin public devant l’abbatiale pour un en-cas, admirant en même temps un portique Renaissance qui orne l’entrée du lycée. J’ai ensuite encore eu le temps de regarder les bâtiments civils du centre ville. Il ne reste rien de l’hôtel de ville d’origine sur la grand-place de style flamand, mais on a reconstruit le beffroi qui est en fait un ancien clocher. Il n’avait pas été détruit en 1918 mais brûla en 1921 quand un feu d’artifice incendia la charpente.

 

Art déco à Cambrai

Art déco à Cambrai

Comme dans d’autres villes de la région, on peut aussi repérer quelques bâtiments privés art déco au hasard des rues. On les voit mieux qu’à Arras car l’urbanisme est plus aéré avec en particulier une rue semi-piétonne très bien aménagée avec fleurs et fontaines entre la grand-place et le beffroi. Il faut toutefois reconnaître que les amateurs d’art déco trouveront un choix bien plus important partout dans Bruxelles.

Comme l’Escaut fait une boucle assez longue en amont de Cambrai, j’ai coupé le méandre par une route toute droite dans les champs qui m’aurait normalement beaucoup énervé mais qui était rendue facile par un vent du Nord enthousiaste me poussant très efficacement. Je suis redescendu au niveau de la rivière à Crèvecœur d’où l’on traverse le village au nom charmant de « Les Rues-des-Vignes » pour atteindre l’ancienne abbaye de Vaucelles.

 

Ancienne abbaye de Vaucelles

Ancienne abbaye de Vaucelles

Ce fut la plus grande abbatiale cistercienne d’Europe mais il n’en reste rien. L’ancien palais abbatial fut racheté par une personne privée en 1971 qui propose diverses salles pour des réceptions et qui a surtout installé un jardin réputé que l’on peut visiter sur le modèle des jardins floraux anglais. Je préfère visiter en Angleterre les jardins des châteaux parce qu’ils sont inclus dans le forfait du National Trust, mais je sais que c’y est un sport national de visiter de la même façon des jardins privés plus ou moins recherchés pour un prix qui n’est pas négligeable.

 

Source de l'Escaut

Source de l’Escaut

J’étais un peu déçu de Vaucelles et je suis reparti assez vite à travers les villages de la vallée qui ont des noms intéressants comme Bantouzelle et Vendhuile. A Gouy, l’abbaye en ruines vantée par la carte ne montre que des vestiges très minimes dans une cour de ferme. Par contre, j’ai trouvé un endroit très agréable deux kilomètres plus loin et j’ai passé une pause pique-nique très agréable sur un banc au bord de la source de l’Escaut. Le site est dans un petit bois tout calme et je n’ai vu qu’un promeneur, une dame avec son chien.

Le fleuve sort d’une structure en pierre qui assure un débit suffisant et on peut admirer tranquillement la plaque commémorative, les pancartes et une sculpture offerte par la ville d’Anvers où l’Escaut rejoint la Mer du Nord. Le site est plus bucolique que la source de la Seine et n’est pas comparable aux sources de la Loire sur leur plateau de montagne austère, mais cela reste amusant de s’imaginer la petite rivière bucolique devenant un grand fleuve industriel.

 

Plateau du Vermandois

Plateau du Vermandois

Il n’y a que 15 km entre les sources de l’Escaut et de la Somme, on franchit donc entre les deux la ligne de partage des eaux entre la Mer du Nord et la Manche. On s’en rend difficilement compte sur le terrain car le plateau du Vermandois n’a rien d’un plateau régulier avec une crête au milieu. C’est un plateau céréalier avec quelques petits bois autour des villages, mais il est plein de ravins partant dans des directions peu prévisibles. Les routes sont très fatigantes, passant les ravins par des montagnes russes assez raides sur des dénivelés significatifs. Un paysage assez particulier que je n’ai pas vu de la même façon ailleurs en France.

 

Source de la Somme

Source de la Somme

La source de la Somme, un peu en amont de Saint-Quentin, est parfaitement entretenue mais un peu moins bucolique que celle de l’Escaut. C’est un bassin-étang où la Somme n’a pratiquement pas de courant – elle n’en a pratiquement nulle part puisque qu’elle ne descend que de 86 m sur les 245 km de son parcours.

 

La Somme à Fonsommes

La Somme à Fonsommes

C’est un lieu d’excursion apprécié des familles de Saint-Quentin et j’ai vu plusieurs familles avec des enfants sur des vélos – dont un qui a bien failli tomber dans l’étang avec son vélo, ou c’est en tous cas ce que sa mère craignait même si je pense qu’il savait très bien ce qu’il faisait. On trouve aussi quelques jeunes couples comptant fleurette à l’ombre des peupliers; comme il faisait beau, les jeunes gens étaient torse nu pour épater leurs chéries.

 

Vermandois près de Fieulaine

Vermandois près de Fieulaine

Je suis resté moins longtemps qu’à la source de l’Escaut puisque je n’avais pas besoin de faire une pause mais je reconnais que j’ai apprécié d’avoir une attraction sur le trajet, d’autant plus que j’avais décidé de laisser Saint-Quentin de côté. J’ai eu un relief fatigant entre la source de la Somme et la vallée de l’Oise car on franchit une nouvelle ligne de partage des eaux.

 

Vallée de l'Oise à Lesquielles-Saint-Germain

Vallée de l’Oise à Lesquielles-Saint-Germain

Comme entre l’Escaut et la Somme, c’est un plateau fortement vallonné. Par contre, on commence à voir des bosquets quand on se rapproche de la vallée de l’Oise qui forme une entaille profonde mais à peine visible de loin.

Cela m’a fait un drôle d’effet de traverser l’Oise à cet endroit car je l’avais toujours associée à la région de Compiègne ou de Pontoise. Ici, c’est une petite rivière dans un cadre extrêmement rural. Le bourg principal de la vallée est Guise (on prononce Gu – Ise), un petit bourg sur le déclin comme beaucoup de petites villes dans les campagnes quand elles n’ont ni TGV ni autoroute à proximité.

 

Au pied du château de Guise

Au pied du château de Guise

Guise a une histoire remarquable car c’était un château-fort très important qui servait à empêcher l’Empereur germanique de descendre l’Oise pour attaquer la Champagne ou la Picardie. Il appartint donc à diverses familles très proches du roi de France à qui leur puissance montait parfois à la tête (le duc de Guise fut assassiné sur ordre de Henri III en 1588 pour avoir essayé de trop forcer la politique du roi envers les Protestants).

 

Familistère de Guise

Familistère de Guise

Je n’ai pas été voir les restes du château fort parce que j’ai trouvé la colline trop raide. Par contre, je me suis un peu promené dans les rues du bourg pour les maisons anciennes et j’ai surtout lu les pancartes dans la cour du Familistère. J’ai lu le soir dans mon hébergement une brochure très intéressante sur cette expérience qui fut une des principales réalisations en France de la philantropie au profit des ouvriers au XIXème siècle (un peu comme Lamarck en Ecosse).

Le Familistère fut un essai de réalisation concrète de l’utopie collectiviste de Fournier, le Phalanstère. Un inventeur, Monsieur Godin, installa en 1846 à Guise une usine de constructions de poëles en fontes. Godin avait été ouvrier et avait fait le tour de France avant son invention géniale, ce qui lui avait permis de voir concrètement la misère des ouvriers au début de la Révolution Industrielle. Il essaya de soutenir une expérience de colonisation en 1854, mais l’utopie fouriériste échoua et il décida d’appliquer les principes dans sa propre usine.

 

Economat du Familistère de Guise

Economat du Familistère de Guise

Il construisit donc un grand ensemble de logements pour les ouvriers (le « palais social », où il habitait lui-même dans une aile plus spacieuse), tenant compte des principes hygiéniques les plus modernes comme une grande cour couverte faisant entrer la lumière dans les appartements. Il y avait aussi un économat, une école, une salle de conférences et de spectacles, une buanderie et même une piscine – la buanderie en particulier était un grand progrès car elle évitait l’humidité dans les logements. Il y avait aussi une caisse de secours mutuel assurant un revenu aux retraités et des soins en cas de maladie.

A sa mort, Godin légua l’entreprise à une coopérative qu’il avait fondée pour les ouvriers. L’association survécut jusque dans les années 1960 mais les gérants successifs se contentèrent de maintenir les structures existantes sans les adapter, ce qui causa des problèmes croissants entre les ouvriers membres et les autres, Godin ayant dès le début employé la moitié des ouvriers sur une base saisonnière. Ceux-ci n’avaient accès à aucun des avantages des ouvriers permanents et les ouvriers permanents verrouillèrent évidemment l’accès au profit de leurs propres enfants.

 

Donjon de Guise

Donjon de Guise

Le Familistère et les bâtiments annexes ont été très peu entretenus après la reprise de l’usine Godin par un groupe commercial, mais le Conseil Général s’est décidé à les rénover à partir de 2000 et c’est maintenant un genre de musée même si quelques appartements sont encore habités. Il y eut d’autres tentatives du même genre en France autour de 1850, mais en général sur l’initiative de patrons soucieux de justice sociale sur des bases catholiques tandis que Godin était violemment anti-clérical. En tous cas, une visite au Familistère est une occasion excellente de réfléchir aux conditions de vie des travailleurs pauvres dans un capitalismes débridé mais aussi aux tensions entre les intérêts individuels bien compris des ouvriers et leur bonne volonté éventuelle à agrandir le cercle des bénéficiaires.

De Guise, j’étais presque arrivé à mon hébergement et j’ai remonté l’Oise dans une petite vallée verdoyante parsemée de tous petits villages très agricoles. Je me suis vite aperçu que la plupart des villages ont des églises d’une taille assez surprenante même si j’ai eu l’explication de façon plus complète le lendemain.

 

Eglise de Flavigny-le-Grand

Eglise de Flavigny-le-Grand

A Flavigny-le-Grand-et-Beaurain, qui compte moins de 500 habitants, une église énorme domine la vallée depuis un petit éperon. Elle a un gros clocher aveugle et quatre tours aux angles qui en font presque un château fort. L’église a dû être rénovée récemment car les briques roses paraissent très neuves.

 

Eglise de Monceau-sur-Oise

Eglise de Monceau-sur-Oise

A Monceau-sur-Oise, 2 km plus loin, les 117 habitants se partagent une église plus modeste mais quand même munie de deux grosses tours cylindriques sans aucune ouverture.

 

Eglise de Malzy

Eglise de Malzy

A Malzy encore 2 km plus loin, le chœur est un vrai donjon avec tours latérales.

Je n’ai pas vu d’église fortifiée à Chigny mais je cherchais plutôt mon hébergement, une maison basse toute propre avec des rosiers sur la place triangulaire du village où je suis arrivé exactement à l’heure malgré une côte inattendue en fin d’étape. J’ai été accueilli par deux dames d’un âge certain qui m’ont un peu fait penser aux films tournés dans les campagnes anglaises pour illustrer les romans policiers d’Agatha Christie. Elles tenaient une pharmacie dans un village des environs avant de prendre leur retraite.

Leur maison n’est en soi pas très pratique (il faut monter une marche pour sortir de la chambre et les sanitaires sont dans le couloir), mais le prix est convenable et la maison a beaucoup de charme; on a l’impression d’être en séjour chez ses propres grand-tantes.

Comme les dames ne papotent avec leurs hôtes qu’entre les plats, nous n’avons pas eu une conversation très suivie, mais nous avons parlé de leurs voyages qui sont uniquement des pèlerinages, les dames étant très dévotes. Nous avons aussi parlé des difficultés à se procurer de nos jours des bons produits paysans naturels, et j’ai évidemment raconté comme souvent quelques anecdotes sur des chambres d’hôtes ailleurs, peut-être aussi parce que je voulais exorciser le mauvais souvenir de la veille.

Les dames m’ont servi un potage agréable aux pommes de terre et aux blettes qui m’a mieux plu que je ne l’aurais pensé. L’entrée était évidemment une tarte au Maroilles, plat que chacun fait à sa façon dans la région selon une recette secrète (un peu comme le Kachkéis au Luxembourg). Puis un délicieux poulet aux blettes qui montrait combien les légumes d’autrefois, introuvables de nos jours au supermarché, mériteraient plus d’attention. Les dames avaient ramassé des groseilles le matin et m’ont donc offert une part de tarte faite avec leurs fruits. Un dîner accueillant dans un cadre charmant un peu suranné.

 

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