Introduction, Narbonne, Carcassonne

(Introduction à un voyage cyclotouriste de Toulouse à Nice en mai et juin 2013)

L’itinéraire de cette année a résulté d’une combinaison de circonstances – comme presque toujours. Un des facteurs primordiaux était que j’avais été un peu frustré en 2012 par les paysages trop « mous » du Val de Loire et j’avais envie d’un trajet plus montagnard.

Le choix exact a aussi répondu au souhait de voir certains grands sites (le Mas d’Azil, la Corniche de l’Estérel), de compenser une frustration (je n’avais pas pu visiter la Côte d’Azur en 2011 bien que ce voyage se soit terminé à Nice) et de remplir ma liste d’arrondissements (Muret, Pamiers, Montpellier, Istres, Brignoles et Toulon étaient « vierges »).

Bien que j’eusse eu beaucoup de difficultés à m’entraîner du fait du printemps pluvieux, le voyage s’est bien passé car les étapes les plus physiques étaient surtout à la fin. J’ai plus fait face à des petites inquiétudes techniques car les nouveaux bagages se sont avérés peu résistants. Pas de crevaison, chose étonnante car j’en ai normalement une par voyage.

Le temps a été très mauvais dans une grande partie de la France en mai 2013 avec des températures 6 à 10 degrés sous le niveau usuel et beaucoup de pluie. Le Sud-Est a donc été plus frais que d’habitude avec 18 à 23 degrés au lieu de 25 à 35 degrés, ce qui me convenait parfaitement pour faire du sport, et je n’ai eu de la pluie qu’à trois reprises (dans l’Ariège, l’Aveyron et les Maures) tandis que le vent froid dont les gens se plaignent beaucoup dans le Sud était très présent mais n’était pas vraiment gênant pour moi.

J’ai cependant roulé presque tous les jours avec un tricot à manches longues par-dessus le t-shirt, ce qui m’est rarement arrivé les autres années. Soit il faisait effectivement frais (dans l’Aveyron, les Cévennes et les Maures), soit le vent était très fort (en Languedoc et en Provence). Je n’ai pu bronzer que les trois derniers jours.

Côté hébergements, j’étais conscient que je devais faire des compromis vu que je me rendais dans des régions extrêmement touristiques où les prix sont beaucoup plus élevés. En Provence et sur la Côte d’Azur, je suis donc allé dans des auberges de jeunesse. La qualité est très variable pour un prix identique, Fréjus et Nîmes méritant un compliment, mais pas Nice. J’ai pris un hôtel pas cher deux fois et l’un était très sympathique et l’autre assez limite.

Pour le reste, j’ai trouvé des chambres d’hôtes servant à dîner, dont trois qui ne sont pas membres des Gîtes de France. Merci Internet. J’ai l’impression que beaucoup de chambres d’hôtes envisagent à l’origine de servir des repas mais abandonnent après quelques années vu les contraintes que ceci impose et l’âge des propriétaires. Celles qui sont situées en montagne ou qui appartiennent à des agriculteurs dans la force de l’âge sont plus susceptibles de continuer, surtout quand on parle d’arriver à vélo. Et les hôtes ont toujours mangé avec moi cette année, ce qui n’était pas le cas dans les régions plus touristiques en 2012.

(Etape de départ du voyage)

Samedi 11 mai: Voyage d’aller Luxembourg – Narbonne – Carcassonne – Toulouse

Je suis parti en fait le vendredi soir par le train de nuit Luxembourg-Narbonne parce qu’il est très difficile de trouver des TGV acceptant les vélos via Paris pour un prix raisonnable. Ce train est souvent en retard et ceci ne me gênait pas du tout car j’avais 1 h 30 de correspondance à Narbonne et 2 h à Carcassonne. Il y a une correspondance meilleure mais elle n’accepte les vélos qu’avec réservation et supplément. Au demeurant, les trois trains ont été parfaitement à l’heure, ce qui est toujours le cas quand on a des correspondances très généreuses (et rarement le cas si la correspondance est un peu juste).

Quand je suis arrivé à la gare à Luxembourg, j’ai constaté que la voiture dans laquelle j’avais une réservation manquait. J’ai été presque étonné de trouver des contrôleurs sur le quai et il leur a fallu un bon quart d’heure pour décider comment recaser les voyageurs dans les autres voitures. Comme la seule voiture avec un compartiment vélos manquait, ils m’ont attribué un compartiment entier pour le vélo et moi, mais j’ai quand même eu beaucoup de difficultés à faire entrer le vélo par les portes très étroites et j’ai été obligé de démonter la roue avant pour qu’il n’encombre pas trop.

Finalement, une fois que j’étais bien installé, les contrôleurs ont décidé de mettre une deuxième personne dans mon compartiment, un étudiant allant à Toulouse, parce qu’ils avaient besoin de son compartiment initial pour loger des dames ayant réservé un compartiment féminin. L’étudiant a fait tout un cinéma sur la présence de mon vélo parce qu’il avait paraît-il un nombre considérable de bagages mais surtout je pense parce qu’il exigeait une couchette en bas.

Ma couchette initiale était au milieu et je pouvais donc volontiers lui laisser une des couchettes du bas du moment que le vélo occupait l’autre (on ne pouvait pas le monter plus haut vu le danger qu’il tombe et blesse quelqu’un avec les pièces métalliques) et qu’il mettait ses bagages au milieu ou en haut. J’ai eu pas mal de peine à lui expliquer cela vu son état surexcité mais il a fini par comprendre.

Son bagage considérable se composait d’un sac à dos et d’un petit sac de voyage, ce qui fait que je ne comprends vraiment pas où se trouvait son problème. C’était apparemment la première fois qu’il prenait le train de nuit. Il a passé des heures à tripoter un outil électronique et à écouter de la musique, mais il est resté fort tranquille. Je ne sais pas s’il avait des puces, mais il a aussi passé des heures à se gratter le ventre. Il est descendu à 5 h du matin à Montpellier pour prendre un TGV vers Toulouse – les gens savent rarement qu’ils ont la même correspondance en changeant à Narbonne à 7 h, chose plus confortable.

Je pensais avoir largement le temps de préparer ma sortie en attendant Béziers pour m’en occuper, mais j’aurais mieux fait de m’y prendre plus tôt car il faut moins de 15 minutes entre Béziers et Narbonne. Dans la précipitation, j’ai abîmé une des fixations des sacoches – découvrant toutefois plus tard que le dégât est sans gravité à condition de surveiller le bouton-pression en cause de temps en temps.

J’ai aussi remonté la roue avant dans le mauvais sens, ce qui m’arrive presque à chaque fois. Là aussi, c’est facile à réparer, sauf quand on est pressé et maladroit. Je suis même parvenu à extirper le vélo du compartiment puis du couloir sans le coincer, le secret étant évidemment qu’il faut enlever les bagages.

Comme souvent le matin, il faisait plutôt venté à Narbonne. Je n’ai pas trouvé la boulangerie que j’avais utilisée dans des circonstances similaires il y a quelques années près de la gare et je suis donc parti vers le centre ville par de belles allées de platanes pratiquement vides à cette heure matinale un samedi. Bien que je sois passé assez régulièrement à Narbonne, j’ai constaté que je n’en avais en réalité pratiquement aucun souvenir et que j’avais beaucoup de plaisir à découvrir la ville à l’occasion de cette correspondance.

Canal de la Rabine à Narbonne

Canal de la Rabine à Narbonne

La première surprise est le Canal de la Robine qui relie l’Aude à l’Etang de Bages. La commune a décidé d’embellir les bords du canal en construisant une vraie esplanade piétonnière de chaque côté. C’était encore un grand chantier lors de mon passage mais ce sera très élégant – quoique je pense que cela manquera d’ombre les premières années.

Au bout de l’esplanade, le canal disparaît sous des maisons et je me suis rendu compte qu’il s’agit en fait d’un pont portant des maisons. C’était courant au Moyen Âge, mais c’est devenu très rare aujourd’hui parce que cela gêne la circulation. Du coup, c’est généralement une attraction touristique de tout premier ordre comme à Bad Kreuznach, à Bath ou à Erfurt. Il est vrai que le pont de Narbonne est moins photogénique. Il était sûrement plus imposant au Moyen Âge quand c’était l’Aude et non un simple canal qui passait desssous – il avait alors sept arches au lieu d’une.

Ancien grand magasin

Ancien grand magasin

Je n’ai pas trouvé les rues de la vieille ville très intéressantes, ce qui vaut d’ailleurs pour tout le Sud de la France. Les maisons hautes de trois étages sont crépies de façon toute semblable et peu décorées. Tout l’intérêt se concentre donc sur les placettes, dont la principale à Narbonne est celle de la mairie. La cathédrale et un ancien grand magasin (les fameuses Dames de France) donnent aussi dessus car c’est la seule belle place de la ville.

Palais épiscopal de Narbonne

Palais épiscopal de Narbonne

Au milieu de la place, on a excavé un espace pour montrer les restes d’une voie romaine qui est ici vraiment bien visible. J’ai profité d’un banc sur cette place pour manger trois des quatre chocolatines que j’avais achetées en guise de petit déjeuner (je n’avais pas trouvé de boulangerie vraiment tentante mais je me suis rattrappé pendant le voyage).

La place est dominée par le bâtiment très imposant de l’hôtel de ville, qui était à l’origine le palais archiépiscopal. Il fut classé monument historique dès 1840, ce qui montre bien son importance. J’ai été un peu surpris de trouver un archevêché dans une petite ville comme Narbonne, mais la ville était la capitale d’une province romaine et devint encore plus importante sous les Visigoths puis les Sarrasins (à cette époque, la Catalogne était gouvernée depuis Narbonne). L’archevêché date de 445 et disparut avec le Concordat de 1801 mais l’archevêque de Toulouse est toujours archevêque de Narbonne.

Entrée de la cathedrale

Entrée de la cathedrale

Le palais est roman à l’origine et cela se voit aux tours crénelées. La partie centrale qui semble gothique est une invention de Viollet-le-Duc. La partie de droite sur la photo avec une fenêtre en ogive ne faisait pas partie du palais, c’est le chœur de la cathédrale. L’archevêque se rendait donc de son palais à sa cathédrale par un passage intérieur au premier étage et on peut entrer dans la cour sous ce passage.

Cette entrée est d’ailleurs la principale entrée de la cathédrale; on est entre deux murs très hauts percés de toutes petites ouvertures romanes qui font penser à un guet-apens. A l’arrière, le palais donne sur un jardin public avec quelques fenêtres renaissance, mais aussi avec deux imposantes tours rondes et des contreforts massifs.

Arrière du palais épiscopal

Arrière du palais épiscopal

On voit que l’évêque ne se sentait pas en sécurité dans sa ville et ceci ne surprend pas si l’on se souvient que Narbonne devient français en 1219 suite à une campagne militaire sanglante cachée sous le prétexte d’une croisade contre les hérétiques cathares. Ceux-ci ne menaçaient guère le roi de France, mais ils menaçaient les intérêts bassement matériels de l’église catholique (surtout des abbayes) et le roi de France a saisi l’occasion de s’attaquer au puissant comte de Toulouse qui lui bloquait l’accès de la Méditerranée et qui pourrait devenir une grande puissance si son alliance avec le roi d’Aragon – Catalogne – Baléares se transformait en union des deux pays.

Nef avortée de la cathédrale

Nef avortée de la cathédrale

On ne visite pas tout le palais puisqu’il sert de mairie et a sûrement beaucoup changé à l’intérieur. On peut normalement visiter la cathédrale mais je suis arrivé trop tôt le matin. La cathédrale est bizarre, c’est à l’arrière un chantier arrêté en plein milieu. En effet, les archevêques avaient vu beaucoup trop ambitieux et mirent déjà 75 ans à construire le chœur. Ils avaient prévu la plus grande cathédrale gothique du sud de la France en utilisant un architecte familier du style royal de Champagne et d’Île-de-France.

Chantier de la cathédrale

Chantier de la cathédrale

Le chœur est d’ailleurs le plus haut de France après Beauvais, Amiens et Metz. Excusez du peu d’ambition. Cependant, quand une troupe anglaise menace Narbonne pendant la guerre de Cent Ans en 1319, l’archevêque voit une bonne occasion d’arrêter les frais. On a construit plus tard quelques morceaux d’arches pour la nef, mais ceci n’est pas allé loin et il en reste un curieux chantier inachevé. Les photos du chantier datent d’un autre passage au mois d’août, mais à la même heure.

Bourse du Travail Art Déco à Narbonne

Bourse du Travail Art Déco à Narbonne

Après avoir fait le tour de la promenade au bord de la Rabine, de la mairie et de la cathédrale, je suis retourné vers la gare et je suis passé devant la Bourse du Travail que je connaissais d’un autre voyage – je m’étais assis devant en 2006 pour le petit déjeuner. C’est un bâtiment Art Déco construit sur des plans de 1938 plutôt imposant pour une ville de province . Il rappelle un peu le style du Palais de Tokyo à Paris. Comme il a été achevé juste après la Seconde Guerre Mondiale, je pense que les fresques typîques des années 30 étaient un peu passées de mode même si on en voit une sur la photo quand même.

Une fois revenu à la gare, j’ai attendu 20 minutes mon train pour Carcassonne. C’était un TER confortable et j’ai partagé la section pour vélos avec une jeune famille allemande. Le monsieur m’a expliqué qu’il a déménagé il y a plusieurs années parce qu’il avait trouvé un travail dans un climat plus agréable que dans sa région d’origine. Il parle évidemment très bien français, mais je me suis demandé quel travail il a. Import-export d’équipements agricoles peut-être ? Ou alors dans la logistique.

Ils avaient avec eux une petite fille de deux ans qui était passionnée par l’idée de monter et descendre les marches dans le wagon. Elle avait une place dans une remorque derrière le vélo de son père, chose courante dans le nord de l’Allemagne mais très surprenante en France. La famille avait l’intention de rouler de Carcassonne à Narbonne le long du canal du Midi en profitant du bon vent d’ouest.

Arrivé à Carcassonne, j’avais environ deux heures pour profiter de la ville. J’y étais certes retourné il y a quelques années pour prendre le bus de l’aéroport mais j’avais simplement eu le temps de me promener dans la ville neuve. J’ai donc profité de l’occasion pour monter cette fois à la Cité. Un samedi matin en tout début de saison, on pouvait s’y promener en profitant de l’animation mais sans être oppressé par une marée de touristes. Dans les lices entre les deux enceintes, j’ai même pu prendre des photos sans personne dessus, ce qui est sûrement impossible en été.

Je me suis évidemment demandé comment on accède à la Cité. Il y a une route, mais on y accède par un boulevard avec une circulation intense que je voulais éviter. Il y a par contre aussi un itinéraire pour piétons balisé, ce qui est logique vu l’affluence. Le trajet consiste à traverser l’Aude sur un pont gothique puis à monter une petite rue pavée un peu raide.

Vieux pont sur l'Aude à Carcassonne

Vieux pont sur l’Aude à Carcassonne

J’ai traversé le pont sans l’examiner sur le moment puis j’ai poussé le vélo sans trop de problèmes sur les pavés. La Cité est évidemment bien au-dessus du fleuve mais moins haut que je ne pensais sur la foi du site vu de loin. Je pense que le dénivelé est même plus modeste qu’à Angoulême ou Avranches.

L’itinéraire indiqué est une bonne idée car il aborde les remparts par le côté le moins impressionnant. On va donc de bonne surprise en bonne surprise en longeant les remparts vers la porte principale, défendue logiquement par un châtelet et d’énormes tours rondes. La première forteresse avait été construite par les Romains et on le voit à la forme de certaines tours en fer-à-cheval.

Cité de Carcassonne

Cité de Carcassonne

L’enceinte principale date de 1100 environ quand le vicomte avait eu à faire face à deux reprises à des révoltes locales. La seconde enceinte et le château comtal actuels datent de Saint Louis après la conquête du Languedoc accusé de sympathies pour les Cathares. La forteresse n’a jamais été assiégée (elle avait été évacuée presque sans combat lors de la conquête française) mais tombait évidemment en ruines au XIXème siècle. C’est le ministre Prosper Mérimée qui en tomba amoureux et qui fit intervenir Viollet-le-Duc pour la restauration.

Palais comtal côté Aude

Palais comtal côté Aude

On lui a beaucoup reproché les toits pointus en ardoises des tours, qui jurent avec les toits plus plats en tuiles des tours médiévales préservées. L’architecte s’est défendu en disant qu’il avait trouvé beaucoup d’ardoises dans les fouilles et que l’architecte de Saint Louis était probablement plus familier avec les tours du nord de la France. Il est certain que la ville bénit de nos jours la restauration vu le flot de touristes. C’est au point que Ryan Air offre des vols depuis Londres pour Carcassonne.

Entrée de la Cité

Entrée de la Cité

Début mai, il y avait suffisamment de touristes pour donner de l’animation mais pas assez pour remplir les parkings. Curieusement, on peut entrer en voiture dans la Cité par un petit châtelet assez impressionnant qui a remplacé le pont-levis, mais c »est évidemment réservé aux commerçants et aux livraisons.

Lices intérieures de la Cité

Lices intérieures de la Cité

J’ai donc passé la première enceinte mais j’ai alors eu envie de longer un peu les lices complètement désertes sur le moment car l’effet était impressionnant. En fait, il y avait au Moyen-Âge toutes sortes de bâtiments et de granges que l’on laissait brûler en cas de menace de siège pour libérer la place. Vers 1850, il y avait même une bonne centaine de cabanons habités par des familles pauvres dans les lices.

Il n’y a que deux accès à travers la muraille extérieure (le châtelet avec le pont-levis et une barbacane dominant le pont sur l’Aude), mais il y en a plusieurs entre les lices et la Cité, ce qui fait que je me suis retrouvé de façon un peu surprenante devant la basilique après avoir passé une poterne. Je ne l’ai pas visitée par manque de temps et par méfiance envers les trop nombreux touristes, tout en regrettant après coup les vitraux vantés sur Internet.

Place de la collégiale

Place de la collégiale

Je me suis promené à la place dans la Cité qui est finalement pas bien grande vue de l’intérieur. Le plus joli coin est une placette ombragée tout en haut. Environ les 2/3 des maisons de la Cité abritent des restaurants et des gargotes (une proportion assez étonnante à mon avis) tandis que la plupart des autres maisons abritent des magasins de souvenirs et de produits pour touristes.

Palais comtal de Carcassonne

Palais comtal de Carcassonne

Il y a un deuxième coin qui vaut un arrêt, une terrasse dominant le fossé du château comtal. Le château, troisième ligne de défense, a été transformé en musée mais je pense qu’il est surtout pédagogique car il n’y a pas d’intérieurs intéressants à visiter. Il est surtout intéressant parce qu’il contient la seule tour d’origine wisigothique de la Cité et de France (les Mérovingiens qui régnaient alors au Nord de la France n’avaient pas les moyens de construire en pierre).

Châtelet du palais comtal

Châtelet du palais comtal

Je suis ressorti de la cité près du châtelet d’entrée afin de longer la partie des lices que je ne connaissais pas encore. Elles sont moins spectaculaires côté Nord mais c’est la section où l’on voit le mieux les traces de la muraille romaine. En continuant à faire le tour, je suis arrivé au pied du château comtal et de la barbacane. Une construction complexe d’arcades et d’escaliers permet de passer sous les constructions et de rejoindre la rampe reliant la Cité au pont sur l’Aude.

Versant Ouest des remparts

Versant Ouest des remparts

Je n’aurais pas pu monter par là en poussant le vélo (trop de marches), mais c’est évidemment l’accès le plus impressionnant quand on monte à pied. Je ne regrette pas d’être descendu par là en gardant ainsi le plus spectaculaire pour la fin. On arrive en bas dans un petit faubourg au bout du vieux pont sur l’Aude. Je n’ai rien trouvé sur l’époque de construction mais il est probablement d’origine gothique. Il y a un pont moderne pour les voitures sans aucun intérêt juste en aval, ce qui laisse le pont ancien aux touristes.

La ville basse de Carcassonne n’a pas grande réputation et je me suis un peu limité de toute façon car il y avait un marché très animé dans une grande partie du centre. J’ai hésité à visiter une église mais je n’étais pas très tenté car celles de Carcassonne ne sont pas d’un intérêt considérable. Finalement, je suis retourné assez vite à la gare.

C’est probablement une des gares les plus joliment situées de France car elle domine un bassin et une écluse du Canal du Midi. A Toulouse, la gare est plus en retrait et le bâtiment est trop grand pour faire le même effet.

Le trajet en train est sans grand intérêt entre Carcassonne et Toulouse mais on remarque que les trains régionaux sont gérés par les régions: en Languedoc-Roussillon, il ne s’arrête que deux fois en 50 km. En Midi-Pyrénées, il s’arrête six fois sur la même distance.

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