Etape 10: Comtat Venaissin

(10ème étape d’un voyage cyclotouriste de Toulouse à Nice en mai et juin 2013)

Jeudi 23 mai

98 km

Dénivelé 780 m

Très beau temps avec mistral violent, 20°

Nîmes – Poulx – Lédenon – Remoulins – Roquemaure – D72 – Pont de Jonquières – Les Sablons – Sarrians – Loriol du Comtat – D126 – D187 – Carpentras – Saint Didier – La Roque sur Pernes – Saint Antoine

Comtat venaissin, départements 30 et 84

Un dénivelé surprenant à première vue, l’étape serait évidemment plus courte et plus plate par Tarascon et Cavaillon. J’ai choisi l’itinéraire surtout pour éviter les endroits visités lors de voyages précédents – et je voulais passer à Carpentras.

J’ai eu la même surprise agréable au petit déjeuner que la veille, le gérant de l’auberge de jeunesse m’a proposé un œuf à la coque. Il doit avoir une machine. Je n’avais jamais eu d’œufs en auberge, probablement parce que c’est trop cher. Le gérant pense même à prêter aux hôtes une salière. Je me demande si l’auberge de Nîmes a un petit revenu supplémentaire du fait d’un legs ou si c’étaient les œufs dont il n’avait pas eu l’utilité pendant la Feria.

Le pain des auberges est par contre toujours fade et un peu mou. Je pense qu’il est livré la veille par une boulangerie industrielle dans des sacs plastifiés qui attirent l’humidité. C’est curieux que ce pain soit toujours le même dans toutes les auberges et invariablement très levé et peu nourrissant alors que certaines baguettes de boulangerie sont nettement meilleures, même au premier prix.

J’avais décidé de partir de Nîmes par une petite route vu la circulation sur les nationales. On se demande un peu par où passer au début, comme souvent dans les grandes villes, et j’ai trouvé gênant que les vélos soient interdits par un panneau exprès dans la voie des bus le long du viaduc du chemin de fer. Finalement, j’ai trouvé l’embranchement pour Poulx assez facilement sur la route d’Uzès. La route a été élargie et redressée pour desservir plusieurs grands lotissements, ce qui la rend plutôt pénible et surtout très exposée au soleil.

Par contre, on remonte plus ou moins la vallée d’un torrent à sec avec de belles pinèdes ici et là sur les collines, ce qui fait que le trajet est varié et bien plus agréable que les nationales dans la plaine ou dans le maquis. A l’entrée de Poulx, la route plonge même en haut d’un petit col dans une vraie pinède ombragée où les gens riches construisent leurs villas.

Magasin bilingue à Poulx

Magasin bilingue à Poulx

Le village de Poulx comporte un cœur ancien avec une église évidemment fermée (mais qui date d’après la révolte protestante de 1703) et tous les magasins d’un bourg de grande banlieue. Il y en a un qui m’a intrigué car les enseignes sont bilingues, en français et dans un allemand parfait. Je suppose que les gérants sont un couple allemand qui s’est installé ici pour avoir plus de chaleur et qui a une clientèle importante de touristes et de propriétaires de maisons secondaires.

Curieusement, les enseignes bilingues sont rares en France même dans les régions les plus touristiques et les indications en langue étrangère sont très succinctes quand il y en a. Poulx fait exception. Le village fait aussi exception dans un autre domaine: aucun parti n’osa présenter de liste aux élections municipales en 2008 et les trois listes furent des coalitions locales non reconnues par les partis nationaux.

Château de Cabrières

Château de Cabrières

Depuis Poulx, la seule route descend une petite vallée encaissée où il fait un peu étouffant mais où il y a heureusement pas mal d’arbres au début. On arrive en bas à Cabrières qui est un village en partie perché sur une colline avec un beau château fort en pierres claires. Le château fort est l’héritier d’une histoire très ancienne: c’était une forteresse visigothe en 532 quand le roi des Francs, Thibert, apparut dans la région.

Un des plus grands conquérants de son temps, il occupa en cinq ans le Languedoc, la Provence, la Vénétie et la Bourgogne. A Cabrières, il trouva une petite garnison commandée par une dame gallo-romaine car son mari s’était enfui lâchement à l’arrivée des ennemis. La dame ouvrit les portes du château à Thibert qui l’épousa et dont il eut son héritier (même s’il divorça sept ans après pour conclure un mariage diplomatique plus utile).

On peut aller du village vers la gorge du Gardon par une route certainement très sauvage et je pense que j’aurais pu la prendre mais cela faisait un détour de 10 km et je n’ai pas osé de peur d’arriver trop tard. Après Cabrières, j’ai passé un nouveau petit col entre maquis et vignes pour arriver à Lédenon, un gros village avec un ancien château fort au pied d’une falaise. Le village est plus proche de la plaine et ceci explique les grands lotissements qu’il n’y a pas à Cabrières, trop isolé, ni à Poulx, défendu par le règlement d’urbanisme de la pinède. Il y a aussi beaucoup de bruit de moteurs ronflants à Lédenon car il y a un circuit de course dans le maquis au-dessus du village.

J’ai rejoint la nationale Nîmes-Remoulins à la sortie du village mais j’ai été heureusement surpris de constater qu’il y a relativement peu de poids lourds grâce à l’autoroute parallèle. Il y a simplement beaucoup de caravanes hollandaises conduites par des gens qui n’ont visiblement pas l’habitude de conduire des véhicules aussi larges. La nationale descend tout droit dans la vallée du Gardon et la visibilité limite donc le danger à cet endroit.

Lavoir à Saint-Bonnet-du-Gard

Lavoir à Saint-Bonnet-du-Gard

Un village dans la descente mérite un arrêt. Certes, je n’ai pas eu le courage de monter jusqu’à l’église de Saint-Bonnet, tout en haut du village et probablement fermée. Dommage car c’est une belle église fortifiée sur Internet. Mais j’avais envie de faire une pause alimentaire et j’ai trouvé en bas du village au bord de la nationale un charmant parc public avec de grands arbres et des bancs.

Lavoir de Saint-Bonnet-du-Gard

Lavoir de Saint-Bonnet-du-Gard

Une allée pavée de gros galets descend de la nationale vers un petit bassin rond avec un canal allant de chaque côté vers des bassins plus grands, l’un bordé d’une colonnade et muni d’un toit, l’autre d’une grille circulaire qui fait penser à une fontaine. C’était apparemment un lavoir mais c’est assurément le plus recherché que j’ai jamais vu. L’endroit était parfait pour ma pause et j’étais très content comme toujours quand je tombe sur une curiosité inattendue.

De Saint-Bonnet, il suffit de descendre encore un peu et de traverser le pont sur le Gard pour entrer à Remoulins. J’y étais passé en 2002 dans l’idée de visiter le Pont du Gard mais celui-ci est maintenant inaccessible pour les cyclistes, protégé des resquilleurs par des grilles à longue distance du site. A l’époque, je m’étais donc contenté de l’église paroissiale. J’y suis passé cette fois-ci aussi mais elle ne m’a pas fait d’effet particulier. En face de l’église, on monte dans le cœur ancien du village que je n’avais apparemment pas repéré en 2002. On y voit quelques rues tortueuses avec des vieilles maisons même si les traces de l’ancien château sont assez limitées.

Puisqu’il fallait que je traverse le Rhône, il fallait que je choisisse un pont. Celui d’Avignon aurait été logique mais j’aurais repris la route de 2002 en partie et je n’avais pas envie d’une grande ville après deux soirées à Nîmes. J’ai donc pris le pont de Roquemaure plus au nord en direction d’Orange. Faute d’alternative dans une région peu habitée, j’étais obligé de prendre la nationale à la sortie de la ville puis une route principale. La nationale est très large et pas trop fréquentée, mais très pénible car elle monte tout droit en plein soleil jusqu’au col entre maquis pelé et vignes.

Mojt Ventoux depuis Rochefort-du-Gard

Mont Ventoux depuis Rochefort-du-Gard

Après, le paysage est plus varié mais j’ai eu un vrai problème avec le mistral. Jusque-là, il m’avait peu gêné en raison des crêtes des collines qui le détournaient. J’ai trouvé l’expérience très fatigante et frustrante et je comprends les touristes que cela fait abandonner un voyage s’ils ont mal planifié leur trajet. Juste après le col, on traverse un petit plateau puis on descend en corniche au-dessus de Rochefort-du-Gard avec une vue superbe sur la vallée du Rhône et au-delà dans la brume sur le Mont Ventoux et les Alpes enneigées.

Plaine du Rhône et Alpilles

Plaine du Rhône et Alpilles

Un peu plus tard, la route tourne et on voit par-dessus le « Grand Montagne », qui domine Villeneuve-lès-Avignon de ses 191 mètres, la chaîne des Alpilles. Les gens qui voyagent en TGV entre Nîmes et Lyon ont une vue encore plus belle car le train est plus près du Rhône et permet en plus de voir au pied des collines la ville d’Avignon.

Après Rochefort, la route principale descend assez droit vers le Rhône dans un paysage de vignes entrecoupé de quelques vergers, ce qui est peu spectaculaire mais agréable. Il y a une alternative un peu plus longue et probablement intéressante par Tavel et Lirac, lieux connus pour leurs vins rosés, mais je n’ai pas eu le courage vu que le mistral était particulièrement violent sur le moment et que j’étais donc concentré sur l’envie d’atteindre le Rhône et si possible un endroit abrité du vent pour un pique-nique. Les seuls endroits abrités m’ont semblé être les villages et j’ai donc continué jusqu’à Roquemaure au pied de la digue du fleuve.

Place de Roquemaure

Place de Roquemaure

C’est un bourg ancien avec tout un centre historique, mais j’étais visiblement en état d’hypoglycémie car je n’y ai pas prêté beaucoup attention, cherchant avant tout une placette abritée du vent pour mon pique-nique. Les placettes de la région ne sont en fait pas très adaptées à cet usage, il y a rarement des bancs et on est vraiment très voyant si on se met sur le banc du terrain de pétanque. J’ai cherché s’il y a un mail et j’ai trouvé un genre de promenade ombragée au pied de la digue du fleuve, mais ce n’était pas très joli et il n’y avait pas de banc agréable. Finalement, je crois que c’est l’une des rares occasions où j’ai fini par m’asseoir sur la place de la mairie.

Pendant que je pique-niquais, je ne m’attendais pas à voir beaucoup de passage à l’heure de la sieste, mais des ouvriers sont venus réparer un lampadaire et ceci m’a occupé un peu vu que ceci leur a pris une demi-heure. Ils semblaient avoir pas mal de plasir à manier leur gros camion-grue et la benne élévatrice, car la réparation elle-même n’a pas pris longtemps. Autrefois, on montait sur une échelle et c’était évidemment dangereux mais nettement plus rapide et plus économe en essence.

Maison gothique à Roquemaure

Maison gothique à Roquemaure

A côté de la mairie, il y a aussi un bar très discret dont ressortaient à intervalles irréguliers des types un peu étranges. C’est peut-être un bar douteux dont la clientèle se compose de poissards et de bons-à-rien. Ou alors les poissards et les bons-à-rien sont les seuls qui vont dans les bars vers 14 h. J’ai pris une photo de la mairie ensuite, en partie à cause de la jolie fontaine à coupole. Je n’ai pas pu visiter l’église qui était évidemment fermée, mais j’ai vu en face un très beau petit château gothique qui valait la photo. Il date en fait du 16ème siècle.

Roquemaure est connu entre autres pour une procession qui a lieu curieusement tous les deux ans. Elle date de 1866 quand un insecte inconnu attaqua les vignes du village. C’était la première apparition en France du phylloxéra. Comme personne ne savait quoi faire contre la mort rapide des plantes, un propriétaire terrien du village alla en pèlerinage à Rome où il obtint des reliques qui furent installées en grande solennité en 1868. Malheureusement, l’insecte ne fut pas très impressionné par les processions.

Le Rhône à Roquemaure

Le Rhône à Roquemaure

Maintenant que j’avais visité ce petit bourg qui ne manque pas de charme et qui est en-dehors des itinéraires touristiques, je pouvais traverser le Rhône sur le grand pont parallèle à ceux de l’autoroute et du TGV. Le nombre de ponts s’explique par le fait que le fleuve est particulièrement resserré ici entre deux chaînes de collines et il y a avait évidemment une forteresse.

Il y en avait même trois en fait: côté amont appartenant au roi de France, le château maintenant privé de Montfaucon que l’on voit très bien aussi du TGV. En fait, le château actuel est une reconstitution romantique dans le style écossais. En aval, les ruines de la forteresse de l’Hers et sur la rive en face de la forteresse de Roquemaure. Elles appartenaient toutes les deux au roi de France qui contrôlait ainsi les bateaux provenant du Comtat Venaissin situé plus en aval et qui appartenait au Pape. Malheureusement, on ne voit aucune des forteresses depuis mon pont.

Le mistral était moins fort sur la rive gauche du Rhône parce que c’est un vent de vallée: en amont d’Orange, il souffle directement du nord. Après Avignon, il souffle en éventail dans la plaine, soit du nord-est vers Nîmes, soit du nord-ouest vers Aix-en-Provence. Comme je roulais toujours vers le nord-est tandis que j’avais passé le goulet au sommet de l’éventail, le vent venait maintenant du nord et gênait un peu moins. De toute façon, j’ai tourné peu après vers l’est, désirant passer à Carpentras et non à Orange visitée en 2005. Le mistral ne m’a plus gêné pour la journée.

Mont Ventoux depuis les environs d'Orange

Mont Ventoux depuis les environs d’Orange

J’étais très limité dans mon choix d’itinéraires car il faut traverser l’Ouvèze pour continuer vers l’Est et il n’y a qu’un seul pont possible sur la nationale à Jonquières. Vu la taille du fleuve en temps normal, c’est un peu surprenant. Du Rhône à Jonquières, j’ai trouvé une route tranquille qui contourne des collines par un trajet mollement ondulé dans les vignes. J’ai doublé un monsieur anglais sur un vélo couché mais je n’avais pas envie de faire la conversation. Il m’a rejoint quand j’ai profité d’une crête pour prendre une belle photo du Mont Ventoux et il s’est arrêté peu après pour prendre la même photo, mais j’étais reparti et je ne l’ai pas vu ensuite.

Je me suis retrouvé pendant 300 m sur la nationale 7, qui n’est plus aussi meurtrière qu’autrefois grâce aux autoroutes, puis j’ai pris la déviation de Jonquières pour rejoindre le fameux pont. C’est extrêmement pénible car la route est utilisée par une noria incessante de gros poids-lourds se dirigeant de l’autoroute vers les marchés de gros de Carpentras. C’est l’un des rares endroits du voyage où je pense qu’un morceau d’autoroute s’impose (avec l’entrée de Castres).

Après le pont sur l’Ouvèze, j’ai tout de suite pu quitter la nationale pour une toute petite route de campagne comme il y en a beaucoup dans le Vaucluse. Elles servent à desservir les vergers et longent les canaux d’irrigation de ferme isolée en ferme isolée. Aux heures de pointe, elles sont dangereuses car les gens du pays y conduisent à une vitesse suicidaire malgré l’étroitesse de la route et les virages sans visibilité, mais on n’est pas gêné aux heures creuses. Certaines sont indiquées comme itinéraire cyclotouriste mais ils ne sont pas bien balisés.

L'Ouvèze au pont de Jonquières

L’Ouvèze au pont de Jonquières

Il y a même un vrai morceau de piste cyclable près de Jonquières, une ancienne voie ferrée avec même un précieux pont sur l’Ouvèze. Malheureusement, la section actuelle ne dépasse pas 2 km et on ne sait pas quand le département trouvera l’argent pour refaire toute la ligne d’Orange à Carpentras. Soit dit en passant, il est regrettable que le transport moderne se fasse autant sur route car une ligne de chemin de fer de Carpentras vers la vallée du Rhône semblerait fort logique pour transporter les fruits vers les grandes villes du Nord et de l’Est. Ceci dit, le pont de la piste cyclable m’a fourni une belle photo avec les eaux boueuses de l’Ouvèze.

Hésitant un peu aux carrefours jamais indiqués, j’ai trouvé sans trop de détours le chemin du prochain village, Sarrians, dont ma carte recommande l’église. Elle était fermée et je me suis contenté d’un petit tour dans les rues du vieux village qui n’est pas différent du style usuel du Midi. Ma carte dit que je suis passé à Sarrians lors d’un voyage en 1990 et dnas le village voisin de Loriol-du-Comtat en 1998, mais je n’en avais évidemment aucun souvenir.

A Sarrians, j’étais obligé de prendre la nationale sur 300 m à cause du pont sur le Brégoux. La vallée est très verdoyante avec une ombre profonde que l’on voit rarement en Vaucluse, pays où les rideaux de roseaux sont plus courants. Puis j’ai trouvé de nouvelles petites routes mal indiquées pour rejoindre Carpentras, une petite ville que je tenais à visiter car c’était l’une des rares que je ne connaissais pas encore dans le Vaucluse. C’est aussi une ville historique vénérable qui se posait en concurrente légitime d’Avignon jusqu’aux temps modernes.

Porte de Carpentras

Porte de Carpentras

Quand le Pape décida de fuir Rome en 1313, il s’installa à Carpentras et c’est seulement son successeur qui décida de s’installer en Avignon. Carpentras resta la capitale du Comtat Venaissin jusqu’en 1790 quand une troupe venue d’Avignon essaya de forcer Carpentras à demander le rattachement à la France. Après diverses péripéties, la troupe fit demi-tour.

Les bourgeois de Carpentras n’avaient pas besoin de la navigation sur le Rhône au contraire de ceux d’Avignon et ne craignaient donc pas les droits de douane éventuels. Par contre, il avaient besoin des bourgeois d’Avignon comme clients pour leur production agricole et ils finirent donc par accepter le rattachement à la France un an plus tard, mais en obtenant de former le département du Vaucluse.

Galerie commerçante à Carpentras

Galerie commerçante à Carpentras

La ville possède un grand nombre de monuments historiques, à commencer par l’impressionnante porte de ville qui est le seul reste des fortifications. Elle fut construite pendant la guerre de Cent Ans sur ordre du Pape qui voulait éviter les déprédations de mercenaires perdant leur emploi pendant les pourparlers périodiques entre France et Angleterre. Le centre ville est plein de hautes maisons assez nues le long de rues étroites, comme partout dans le Sud, mais je suis aussi tombé sur une galerie commerçante très 19ème siècle comme on en voit rarement dans des villes de province.

Restes d'un trophée romain à Carpentras

Restes d’un trophée romain à Carpentras

Le monument le plus vénérable se trouve sur la place de la cathédrale où j’avais trouvé un banc pour prendre un en-cas. Il s’agit d’un morceau d’arc de triomphe romain montrant des captifs « barbares » en costume. Celui que l’on voit le mieux sur la photo est un Germain habillé de peaux de bêtes. L’arc semble dater de l’an 19. La ville a très bien aménagé la place devant l’arc avec une belle fontaine de pierre.

Cathédrale de Carpentras

Cathédrale de Carpentras

En ce qui concerne la cathédrale, je ne l’ai pas visitée en raison de l’heure mais il paraît que l’on y voit de beaux vitraux et un retable médiéval en très bon état. Ce serait une excursion motivante si je retourne un jour dans la région. La façade est un mélange assez curieux de gothique pour les élévations et de style classique pour le portail, mais la combinaison est assez réussie en l’occurrence.

Voulant prendre un autre trajet qu’en 1998, je suis parti de Carpentras par la route de Vénasque, que j’ai trouvée particulièrement facile car j’étais maintenant poussé par le mistral. Je l’ai quittée ensuite pour une petite route vers Saint-Didier qui se termine par une superbe allée de platanes datant probablement du temps où il y avait ici une petite station thermale.

Cour du château de Saint-Didier

Cour du château de Saint-Didier

On entre au centre du village par un passage voûté amusant sous le clocher de l’église et on peut monter facilement jusqu’à un beau château Renaissance. On voit au milieu de la cour un rocher moussu et il y a aussi une petite fontaine du même genre près de l’église; je pense que c’est un effet des eaux thermales. On connaît mieux le même effet en Aix où l’eau est également thermale.

Fontaine moussue à Saint-Didier

Fontaine moussue à Saint-Didier

De Saint-Didier, j’avais eu l’intention de traverser les monts du Vaucluse par la route de Saumane dont je n’ai jamais vu le château. Je savais que la traversée des Monts n’est pas dramatique car j’étais passé à Vénasque en 1998. Il y a une bonne montée assez raide avec quelques virages jusqu’à la crête au-dessus de La Roque-sur-Pernes puis c’est probablement facile ensuite.

Fleurs sauvages près de La Roque-sur-Pernes

Fleurs sauvages près de La Roque-sur-Pernes

Malheureusement, la route de Saumane était barrée pour travaux et je n’ai pas osé passer outre. Je suis donc redescendu un peu dans La Roque et j’ai cherché la toute petite route qui rejoint directement Saint-Antoine afin d’éviter le long détour par la nationale. Même sans bonnes indications, j’ai trouvé une route allant dans la bonne direction. Elle monte doucement dans la pinède avec plusieurs épingles à cheveux qui m’ont donné le temps d’apprécier les bords de route fleuris. C’était si charmant que je me suis arrêté pour prendre une photo.

Alpilles depuis le col de Saint-Antoine

Alpilles depuis le col de Saint-Antoine

Depuis la crête, on a une vue magnifique que l’on ne peut pas avoir plus loin dans l’intérieur des terres. On domine toute la plaine du Comtat Venaissin avec la ligne bleue clairement visible des Alpilles au bout. C’était un panorama superbe pour terminer la journée et ceci m’a consolé amplement d’avoir raté le château de Saumane.

J’ai eu un peu de peine à trouver la bonne route dans la descente vers Saint-Antoine car il n’y a pas de pancartes. J’ai finalement pris la bonne décision en tournant à droite au principal carrefour et j’ai continué à descendre dans les pins. C’était très amusant !

Vendredi 25 mai

Repos

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