Etape 3: Vallée de la Vingeanne

(Etape d’un voyage de Langres à Nice en mai et juin 2011)

Mardi 24 mai

105 km

Dénivelé 630 m

Très beau avec bonne brise de nord

Sacquenay – Courchamp – Percey le Grand – Champlitte – La Villeneuve sur Vingeanne – Fontaine Française – Saint Seine l’Eglise – Licey sur Vingeanne – Beaumont sur Vingeanne – Champagne sur Vingeanne – Oisilly – Jancigny – Talmay – fin de la D30 – chemin de halage – Vielverge – Auxonne – Athée

Plaine de la Saône, départements 21 et 70

A l’origine, j’avais eu l’intention de coucher à Dijon afin de pouvoir visiter la ville et je n’aurais roulé que 35 km. Malheureusement, le seul hébergement abordable (un petit hôtel municipal qui fait office d’auberge de la jeunesse puisqu’il n’y en a pas) était plein. L’hébergement de remplacement étant à 30 km de Dijon, j’aurais pu passer par la ville, mais la route est très monotone et je n’aurais pas eu beaucoup de temps pour visiter, ce qui fait que j’ai craint d’en être frustré.

Vue de Sacquenay

Si on ne passe pas par Dijon, on peut aller de Sacquenay à Athée en 50 km, d’où la possibilité de faire autant de détours. Sur le moment, j’ai trouvé le trajet assez agréable et je suis parvenu à ne pas recouper le trajet de 2001 dans la même région. Je dois l’idée du premier détour à un prospectus mentionnant le château de Champlitte, qui me donnait en plus d’occasion d’un court passage en Haute-Saône.

Avant, j’ai quand même passé quelques minutes à visiter Sacquenay, où il y a un lavoir de proportions généreuses avec jardinières, presque une vraie maison avec une fenêtre. Curieusement, il y a en plus du bassin habituel un second bassin à l’extérieur de la construction construit en équerre. C’est sûrement un abreuvoir, mais je me demande pourquoi on s’est donné la peine de lui donner cette forme compliquée. Il y a aussi une église à Sacquenay qui n’est pas fermée, mais elle n’est pas très intéressante et pleine de moisissures vertes.

Mairie de Percey-le-Grand

Pour aller à Champlitte, il faut traverser la vallée de la Vingeanne à Percey-le-Grand, village tout en pente au-dessus de la rivière (assez modeste, elle me fait penser à l’Eure). Je n’ai pas compris les panneaux confus et je me suis retrouvé à pousser le vélo dans un raidillon, mais ceci m’a amené directement sur la place où j’ai pu admirer le toit bourguignon de l’église (tuiles vernissées) et la tourelle de la mairie. Ce fut probablement un prieuré car il y a une statue pieuse dans une niche gothique de la tour.

Mairie d'Orain

En fait, si on veut une mairie vraiment imposante, il faut continuer jusqu’au village suivant, Orain, où l’on trouve un superbe manoir médiéval avec 4 tours. C’était très inattendu car les prospectus n’en parlaient pas. Il fut construit en 1469 par l’importante famille de Saulx (j’ai déjà parlé du maréchal de Saulx-Tavannes) puis transformé en école religieuse au 17ème siècle.

Paysage de Haute-Saône près d'Orain

Entre la vallée de la Vingeanne et Champlitte, qui domine la vallée encaissée du Salon, on traverse des collines désertes parsemées de champs, de bois et de prairies qui donnent vraiment l’impression d’un riche terroir agricole au fin fond de la province. J’ai vraiment été impressionné par cette plaine immense de Langres au Jura sans aucune ville importante ni voie de communication majeure.

Hôtel Renaissance à Champlitte

Champlitte a été une vraie surprise car je ne pensais pas y trouver d’aussi belles maisons de la Renaissance alors que ce n’est vraiment qu’un petit bourg de Franche-Comté (la frontière passait le long de la Vingeanne). La curiosité majeure n’est pas l’église, qui est un pavé néo-classique même si le clocher fortifié est imposant. Le bourg abrite surtout un imposant château du 18ème siècle. Le marché se tient sur la place devant le château, ce qui a un petit côté Ancien Régime intéressant, mais j’ai trouvé que le marché était vraiment petit.

Château de Champlitte

Puisque j’avais un petit creux, j’ai trouvé une boulangerie qui ne payait pas beaucoup de mine mais où j’ai acheté une souris délicieuse (un genre de chou à la crème couvert d’une couche abondante de pâte d’amande d’un vert maladif). J’ai mangé la souris assis sous les marronniers du parc du château en admirant la cascade des toits du bourg descendant vers le fond de la vallée. Après, je n’ai pas eu le courage de descendre la pente pour voir les maisons car je suis reparti par le haut de la ville.

Château de Fontaine-Française

J’ai fait un peu trop confiance à la carte en partant de Champlitte et je me suis retrouvé sur un chemin de ferme à peine goudronné un peu pénible avant de pouvoir traverser la Vingeanne à nouveau. La route était meilleure de l’autre côté, une longue ligne droite dans la forêt jusqu’au bourg de Fontaine-Française situé comme son nom l’indique en Côte d’Or et donc en Bourgogne française (la Franche-Comté relevant du Saint-Empire Romain Germanique jusqu’à la conquête par Louis XIV en 1678).

Façade du château à Fontaine-Française

Le bourg se visite surtout pour son imposant château construit en 1758 avec terrasses de topiaires donnant sur un étang artificiel qui alimente maintenant le canal de la Saône à la Marne. Le château semble habité. Je ne pouvais pas visiter un mardi, mais la vue sur les façades est déjà spectaculaire. Les spécialistes apprécient aussi le mail de tilleuls taillés en ogive, unique en France.

Exutoire de l'étang de Fontaine-Française

Le châtelain, Monsieur de Saint-Julien, avait mis la grande galerie de 72 m de long à la disposition de Voltaire qui y répéta un certain nombre de ses pièces de théâtre. L’ancien moulin à eau en contrebas du château a été transformé en chambres d’hôtes de luxe qui visent la clientèle étrangère à grand renfort de panneaux en anglais propres à me faire fuir.

Lavoir de Fontaine-Française

Il y a eu tout d’un coup une circulation intense devant le château et j’ai ainsi constaté que c’était l’heure de la pause de midi à la petite usine… L’agitation disparaît en cinq minutes et on retrouve le calme profond de la province profonde. On ne sera pas surpris d’apprendre que Fontaine-Française a un lavoir intéressant bien que situé à 2 km du bourg au bord d’un bois, ce qui était sûrement très pratique pour les lavandières. Il est particulièrement beau avec des colonnes classiques, un toit moussu et une belle charpente ancienne.

Lavoir commémorant la victoire de Fontaine-Française

Entre le lavoir et la route, on a construit au 19ème siècle un genre d’édicule en forme d’arc de triomphe pour recouvrir la source et on y a installé des plaques commémorant la bataille de Fontaine-Française, la dernière grande bataille des guerres de religion en France. A l’époque, la Franche-Comté était espagnole et les troupes qui s’y trouvaient étaient appelées par une grande famille catholique de Champagne, les Guise, à renverser le nouveau roi Henri IV trop tolérant envers les protestants à leur avis.

Henri IV battit les troupes espagnoles à Fontaine-Française en 1595 et ne fut plus inquiété pendant le reste de son règne. Général rusé, Henri IV dut sa victoire à des manœuvres voyantes de ses 3000 hommes et de paysans de la région armés de faux pour faire croire à des piques – les Espagnols n’osèrent pas charger alors qu’ils étaient en fait quatre fois plus nombreux.

Château de Saint-Seine-sur-Vingeanne

J’ai ensuite retrouvé la Vingeanne que j’ai descendue jusqu’à son confluent avec la Saône. Elle traverse nombre de petits villages avec des bâtiments anciens et ce doit donc être un terroir plus riche ou en tous cas plus propice à l’habitat que la plaine de chaque côté à l’écart de la rivière (même si j’ai gardé un très bon souvenir du village de Bèze visité en 2001).

Eglise de Saint-Seine-sur-Vingeanne

Au premier village, Saint-Seine, j’espérais admirer l’église et le château, mais l’église était fermée -dommage pour les vitraux et les piliers sculptés- et un coup d’œil rapide suffit pour apprécier les formes extérieures romanes très pures. Le château ne se visite pas et reste invisible derrière de grands murs.

Château de Rosières

J’ai donc continué un peu dépité, mais je me suis consolé en atteignant l’extraordinaire forteresse de Rosières, un énorme donjon médiéval rectangulaire dans une cour de ferme construit en 1321. On peut visiter et même coucher au château car les agriculteurs y ont installé des chambres d’hôtes assez chères. Le mélange entre la cour de ferme, le mur d’enceinte avec sa barbacane et l’énorme donjon est assez curieux et vaut vraiment le détour. Les agriculteurs en ont assez des badauds et on ne peut pas entrer dans la cour sans payer 4 €.

Lavoir à Champagne-sur-Vingeanne

Dans les villages suivants, j’aurais pu m’épargner le détour si j’avais pris la voie verte le long du canal, mais j’espérais voir quelques châteaux supplémentaires, finalement trop cachés dans leurs parcs aux arbres touffus derrière de grands murs. A Champagne-sur-Vingeanne, c’est finalement un lavoir qui a attiré mon attention avec de jolis murets de pierre calcaire, des petites colonnes et un grand toit tout propre.

Il y a aussi à l’intérieur outre le bassin usuel un bassin cylindrique assez haut, peut-être tout simplement un puits mis là pour la commodité des lavandières pour faire la corvée d’eau en même temps que le lavage. Mon intention était de pique-niquer à l’ombre du lavoir puisqu’il faisait un peu chaud, mais il y avait des tilleuls en fleurs, pas mal d’insectes et pas de banc…

Viaduc désaffecté à Oisilly

J’ai donc continué jusqu’au village suivant, Oisilly, où un ancien viaduc de chemin de fer franchit la rivière et le canal assez haut. Les prospectus en font grand cas à cause de la forme ajourée des arches. En reprenant le chemin de halage, je me suis assis dans l’herbe là où le tablier du pont faisait de l’ombre, ne trouvant pas d’arbre au bon endroit. Alors qu’il faisait vraiment chaud au soleil, j’ai été obligé de mettre un blouson pour pique-niquer car il y avait de temps à autre des bouffées de vent du nord assez fraîches.

Manoir de Jancigny

En continuant à descendre la vallée, je suis passé à Jancigny devant un beau manoir 18ème siècle (très belles grilles en fer forgé et joli parterre de roses) puis j’ai atteint la principale et dernière curiosité de la vallée, l’imposant château de Talmay. Le bâtiment est un peu composite, avec un donjon d’origine médiévale (13ème siècle) accolé à un corps de bâtiment classique construit pour un conseiller au Parlement en 1762. Le tout est entouré de douves, même si je ne pouvais que les deviner à travers les grilles.

Château de Talmay

En face, de l’autre côté d’un grand espace de sable, on trouve les communs en demi-cercle de la même époque. Le château ne se visite qu’en été, comme toujours en Bourgogne. Il semble aussi connu pour ses jardins à la française, dont je ne pouvais pas voir grand chose depuis les grilles. A défaut, le moulin installé directement à côté du château fournit un joli cadre pour le pont sur la Vingeanne.

Après Talmay, mon intention était d’aller à Pesmes, village pittoresque de Haute-Saône qui aurait constitué mon deuxième détour de la journée. La route m’a surpris, devenant étroite puis mal revêtue à travers une grande forêt très humide (bien agréable avec la chaleur !). J’ai trouvé l’explication au bout, la route se termine tout d’un coup sans prévenir au bord de la « Petite Saône » (la Saône s’appelle ainsi en amont du confluent avec le Doubs).

Il y a peut-être eu un pont provisoire à une époque mais je pense plutôt qu’il y avait un bac supprimé depuis longtemps par souci d’économie. Curieusement, mon vieil atlas à la maison montre bien l’absence de pont, mais la carte plus récente que j’utilisais montre simplement un gros rond rouge et je ne savais pas que ce signe rare indique l’absence de traversée.

A cause des crues violentes, il y a peu de ponts sur la Saône. Si je tenais à visiter Pesmes, je devais ajouter 17 km que je passe plus au nord ou plus au sud. J’ai un peu hésité mais il faisait chaud et je ne voulais pas arriver en retard à l’hébergement, ce qui fait que j’ai renoncé au détour prévu (je peux toujours essayer de le combiner avec Dijon un jour).

A la place, j’ai pris le chemin de halage du bord de Saône qui commence justement à cet endroit. C’était agréablement ombragé à défaut d’être l’endroit prévu. Le prochain bourg est Pontailler dont je n’avais gardé aucun souvenir en 2001 et qui n’a effectivement pas d’intérêt. Je m’y suis juste arrêté pour manger un gâteau sur un banc dominant le petit port de plaisance.

Suivant la voie verte aimablement indiquée par le Conseil Général, j’ai traversé la Saône pour la longer par une petite route forestière particulièrement plaisante. On est bien content pendant 3 km, puis la petite route se termine au carrefour avec une départementale rectiligne traversant des champs sablonneux monotones… J’ai choisi de rester sur la rive gauche, ayant choisi la rive droite en 2001, et j’ai pris mon mal en patience sur des routes normales jusqu’à la petite ville d’Auxonne. J’y étais passé en 2001 mais je n’y avais pas fait d’arrêt prolongé, étant un peu pressé d’arriver à Dôle un peu plus loin.

Marina à Auxonne

Auxonne (prononcé Aussonne comme Brusselles pour Bruxelles) mérite finalement tout à fait un arrêt. Installée au principal pont sur la Saône, c’était la forteresse frontalière qui permettait au roi de France de menacer la Franche-Comté et c’était donc un endroit extrêmement important du 15ème au 17ème siècle. La ville est encore entièrement entourée de remparts, dont une bonne partie servent encore de murs d’enceinte à des casernes aussi laides que hautes et volumineuses. Plein de soldats dans les rues, mais moins jeunes qu’autrefois quand la France avait encore le service militaire. Certains étaient en uniforme, d’autres en civil et d’autres enfin dans des tenues de sport plus ou moins séduisantes.

J’ai entendu une jeune maman en uniforme expliquer à une copine et à une petite fille des histoires de déménagement et ceci m’a rappelé qu’un soldat de métier est en fait un citoyen qui a une vie familiale et privée normale séparée de son travail et que son uniforme ne fait pas plus partie de sa personnalité que celui d’un employé de banque. Je devrais en être plus conscient parce j’ai eu un cousin et le beau-frère d’un bon copain qui étaient militaires de carrière. Les soldats ne forment une société fermée à part que quand ils sont en mission et ceci change de l’époque du service militaire.

Ancienne forteresse à Auxonne

Le plus bel endroit pour admirer les remparts est le quai de la Saône près du port de plaisance même s’ils ne sont pas très hauts. Il y a encore quelques restes de la citadelle parce que la commune y a installé un petit musée et cela vaut la peine d’entrer dans la cour parce que ce sont de beaux bâtiments en briques avec coins de pierre, architecture surprenante en France.

Ancien relais de chasse à Auxonne

Dans le même genre, la mairie occupe un bâtiment Renaissance entièrement en briques que j’ai d’abord pris pour un pastiche embarrassant du 19ème siècle. En fait, c’est bien un relais de chasse du 16ème siècle authentique et le matériau tout à fait étrange pour la région est dû au fait que la Franche-Comté relevait à l’époque du même souverain que les Pays-Bas (Marguerite de Bourgogne, héritière de Charles le Téméraire).

Vieille maison à Auxonne

On trouve aussi dans Auxonne un certain nombre de belles maisons du 16ème siècle dont une avec des colonnes et une très jolie pietà dans une niche. Lors du voyage en 2001, la seule chose qui avait attiré mon attention était le portail des halles, un ancien magasin de la garnison avec une charpente particulièrement solide portant sur pas moins de 15 travées.

Halles c'Auxonne

La seule chose que j’ai renoncé à regarder plus en détail était l’église, essentiellement parce qu’il y avait des groupes de jeunes désœuvrés qui traînaient sur la place et que je n’avais pas envie de laisser le vélo sans surveillance. Pendant que j’hésitais, un jeune homme circulant contre le sens interdit a garé sa voiture devant le portail pour aller au café. Une dame l’a apostrophé depuis sa fenêtre pour lui indiquer qu’il n’avait pas le droit et il lui a répondu qu’elle n’avait qu’à se mêler de ce qui la regardait. J’en ai conclu que laisser mon vélo était peut-être imprudent.

Après avoir bien visité Auxonne, il ne me restait que 5 km contre un vent assez violent jusqu’à mon hébergement à Athée. Le nom fort curieux vient du verbe « se hâter » et n’a rien d’anti-religieux. On passe la ligne de TGV Rhin-Rhône au niveau du pont sur la Saône et l’ouvrage d’art n’est pas trop laid; pour le moment, la ligne ne semble pas encore en service. Je me demande si le traffic est si important entre Lyon et Strasbourg, ce sera la seule ligne à grande vitesse qui ne passe pas du tout à Paris. A moins qu’elle ne soit à l’intention de trains Paris-Besançon-Bâle ?

J’ai été accueilli dans une ancienne exploitation agricole, les propriétaires ayant en fait été expéditionnaires: ils recueillaient les produits agricoles et les conditionnaient en palettes pour le transport. C’est un métier qui a beaucoup diminué, la plupart des agriculteurs ayant de nos jours des exploitations suffisamment grosses pour justifier d’investir eux-mêmes dans les machines de tri et de conditionnement. Le style de la chambre était en accord avec l’âge des propriétaires et donc peut-être pas dernier cri, mais le confort n’amène aucune critique.

J’ai été remarquablement bien reçu pour le repas le plus gastronomique du voyage, et ceci avec des gens qui avaient beaucoup de plaisir à converser avec un hôte. Je leur ai appris la bataille du lavoir de Fontaine-Française et ils m’ont expliqué que la plaine de la Saône a un sol particulier, sablonneux, qui se prête tout particulièrement à la culture des asperges, des fraises et des fruits rouges comme les cassis (un peu comme le Münsterland).

L’invention du kir par le fameux chanoine Kir, maire de Dijon, avait pour objectif tout particulièrement de mieux vendre le cassis produit dans la région. Je suis d’ailleurs passé devant un verger de cassissiers le lendemain, type de culture assez rare.

Le monsieur était très enthousiaste pour ses alcools tandis que la dame m’encourageait vivement à profiter de sa cuisine généreuse.  Elle m’a servi des asperges, chose que je n’avais jamais mangée en table d’hôtes même si ceci semble approprié pour la région. La sauce était un mélange de vinaigrette, de crème et de moutarde, ce qui est une bonne idée car je trouve les sauces classiques servies avec les asperges un peu fades.

Puis elle a servi un rôti de porc avec des champignons, des aubergines et des tomates (troisième ratatouille en trois jours), du fromage blanc (que l’on sert souvent en Franche-Comté à la place du « fromage sec » comme on dit là-bas) et une tarte aux prunes rouges pour laquelle je n’avais plus faim mais dont j’ai bien profité au petit déjeuner.

En apéritif, j’ai goûté un délicieux vin de pamplemousse fait maison, puis il y a eu un petit vin de bourgogne (arrières-côtes de Beaune !) d’abord blanc puis rouge que le monsieur m’encourageait vivement à boire en quantités excessives. En digestif une concoction maison à l’estragon un peu sucrailleuse.

La dame m’a aussi proposé une tisane de tilleul qu’elle a faite avec des fleurs cueillies le jour même. Le goût est différent de celui du tilleul séché et j’ai bien aimé, ce qui fait que j’en ai fait à Schifflange après le voyage en retrouvant le goût agréable.

Le monsieur a un style légèrement « patron en retraite » et le prix est un peu plus élevé que dans mes autres hébergements de cet année, mais entièrement justifié J’ai donc gardé un très bon souvenir de mon passage. A défaut de pouvoir passer à Dijon et de visiter la ville, c’était une bonne solution de remplacement.

Un petit détail amusant, c’est que madame appelle son mari « Papy » et que lui l’appelle « Cocotte ». J’ai donc dîné chez Papy et Cocotte. Un autre détail: je me suis rendu un peu ridicule en admirant les nombreuses orchidées en papier de soie de son salon… et ce sont de vraies orchidées !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :