Etape 20: Clues de l’Estéron

(Etape d’un voyage de Langres à Nice en mai et juin 2011)

Vendredi 10 juin

105 km

Dénivelé environ 870 m

Très beau et presque chaud le matin, nuageux et vent frais l’après-midi

Briançonnet – Saint Auban – Roquestéron – Bouyon – Gattières – Le Peyron – Saint Laurent du Var – véloroute côtière – Nice

Vallée de l’Estéron, département 06

Site de Briançonnet

Une journée touristique car j’aurais pu faire le trajet de façon plus rapide et moins pentue si j’en avais eu besoin. Mais j’avais sciemment décidé de ne pas réserver le train du retour ce soir-là: si le climat avait été ce qu’il est normalement à la mi-juin dans la région, j’aurais énormément transpiré et je sais par une expérience de 2008 que prendre un train de nuit sans avoir pu prendre une douche est pénible dans ce cas.

Vallée de l'Estéron depuis Briançonnet

Une des choses qui m’avait attiré dans la région, outre le fait que j’avais pu y trouver l’une des très rares chambres d’hôtes abordables de tout le département, c’est que les routes y sont fort petites et promettaient un trajet tranquille et amusant à vélo. J’ai même utilisé une route qui est marquée « viabilité incertaine » sur 16 km sur la carte.

La Faye (1590 m) depuis Briançonnet

Avant de quitter le village tout en haut de la crête, j’ai essayé de visiter l’église de Briançonnet, mais elle était fermée comme presque toutes les églises des Alpes-Maritimes. Beaucoup d’entre elles ont des retables baroques voire des tableaux du 15ème siècle et je suppose qu’il y a eu trop de vols compte tenu de la proximité de la frontière et de la présence de nombreux acheteurs potentiels riches et peu scrupuleux sur la Côte d’Azur.

Clue de Saint Auban

La route commence par quitter Briançonnet par une superbe descente pas trop raide de 5 km qui était la plus amusante de la journée, puis on traverse l’Estéron et on remonte de l’autre côté par quelques épingles à cheveux à flanc de montagne avant de rejoindre la gorge.

Clue de Saint-Auban

Curieusement, l’Estéron ne suit pas les chaînes de montagne de la façon la plus logique: il naît au sud de la chaîne de Charamel, la traverse par la clue de Saint Auban, continue du côté nord puis la retraverse par la clue d’Aiglun pour continuer du côté sud. J’avais choisi une route traversant la clue de Saint Auban et la gorge est effectivement très spectaculaire même compte tenu de toutes celles que j’ai vues pendant le voyage.

Clue de l'Estéron à Saint-Auban

C’est une gorge calcaire classique mais très étroite avec une route en corniche et plusieurs courts tunnels. Les photos sont pittoresques mais ne rendent pas tout à fait l’impression. En tous cas, j’étais très content de cette première attraction de la journée.

Clue de Saint Auban depuis l'amont

De Saint-Auban, j’ai choisi de longer la montagne par le côté sud jusqu’à retrouver l’Estéron à la clue suivante.

Vallée de la Faye aux Deffends

C’est un trajet très surprenant qui commence par une longue section pratiquement plate sur un haut plateau boisé qui rappelle un peu la Lozère, puis on atteint un carrefour servant de col sans nom.

Col à 1143 m entre Saint-Auban et le col de Pinpinier

Si j’avais tourné à droite vers le col de Bleine, j’aurais atteint la vallée du Loup qui descend assez directement vers Nice.

Vallée de la Gironde depuis le col de Pinpinier

Restant dans le bassin de l’Estéron, j’ai d’abord trouvé une route en corniche dans la forêt dominant progressivement la vallée naissante de la Gironde, un petit ruisseau affluent de l’Estéron. La corniche devient assez aérienne vers la fin et aboutit au col de Pinpinier où l’on a une vue superbe qui me rappelle vraiment les Cévennes. A partir de là, il ne reste plus qu’à descendre pendant 16 km en corniche au-dessus de la vallée de la Gironde.

Hameau du Collet dans la vallée de la Gironde

C’est un peu moins amusant que cela ne pourrait l’être parce que la route est en mauvais état à certains endroits même si on est en train de la refaire par petits morceaux. On passe un petit village avec une église perchée au milieu, mais elle était évidemment fermée. La vue est cependant suffisante pour que la municipalité offre une table d’orientation et des bancs malheureusement en plein soleil sur la colline. L’église est visiblement romane mais sans ornementation.

Clue d'Aiglun

Après 16 km de descente, on arrive au bord de l’Estéron à l’endroit où il sort de la clue d’Aiglun. On ne voit pas grand chose de la gorge elle-même, que ne longe aucune route. Le seul moyen de la visiter est de la descendre en canyoning, chose tellement populaire dans la région qu’un arrêté préfectoral exige des horaires très stricts et différents pour chaque clue; quand on regarde bien les horaires, l’idée est visiblement que les gens doivent sortir des clues avant 17 h de façon à ne pas avoir à déranger les secouristes après leur journée de travail.

L'Estéron à la sortie de la clue d'Aiglun

A défaut de construire une route dans la clue, les ingénieurs ont quand même eu à trouver un moyen de franchir les barres calcaires en corniche et ceci produit un double tunnel en courbe assez mignon de chaque côté du pont. Au total, toutefois, la clue d’Aiglun ne vaut pas vraiment le détour alors que la clue de Saint Auban est de tout premier ordre.

Vallée de la Gironde depuis Aiglun

Après le pont, la route monte au village d’Aiglun par une section mal goudronnée et franchement raide, mais heureusement pas trop longue, puis redescend doucement vers l’Estéron avec au passage une belle vue sur une grande cascade.

Cascade de Vegay

On ne s’attend pas vraiment à des cascades dans un paysage aussi méditerrannéen et ceci m’a donné une belle photo même si la distance est assez grande. La vallée de l’Estéron commence ensuite à s’élargir au niveau du confluent avec le Riolan et je pensais que la route serait plate.

Sortie de la clue du Riolan

Au niveau du pont sur le Riolan, on devine que le ruisseau franchit lui aussi une gorge (la clue du Riolan), mais la route qui y conduit passe très en hauteur et je n’avais pas envie de monter toute cette côte surtout qu’il faisait franchement chaud avec le beau soleil de midi.

Couches rocheuses dans le lit du ruisseau du Riolan

Je n’ai pas trouvé de photos de la route sur Internet, toutes les photos sont prises par des adeptes du canyoning qui ont évidemment un tout autre point de vue. J’ai quand même noté des couches calcaires intéressantes juste en aval du pont qui rendent bien sur la photo.

Roquestéron-Puget et le Mont Auvière (964 m)

Même si je ne suis pas monté jusqu’à la route de la clue, j’ai quand même été obligé de monter un bon bout de la côte pour rejoindre la route principale et j’ai trouvé la montée pénible à cause de la chaleur. Ceci a été l’une des rares occasions d’être gêné par la chaleur cette année (il y avait aussi eu la montée à Saint Jean de Sixt), et elle m’aurait moins gêné si j’y avais été habitué les jours précédents. J’ai beaucoup souffert de la chaleur dans d’autres régions comme le Tarn et le Gers, mais pas cette fois-ci.

Chapelle Notre-Dame d'Entrevignes

Près du carrefour avec la route principale, je me suis arrêté sous un arbre bien utile parce qu’il y avait un banc avec un panorama et que ceci était l’endroit parfait pour pique-niquer. Le banc doit sa justification à une petite chapelle de pèlerinage qui mérite effectivement un arrêt car c’est la seule chapelle à fresques que j’ai pu visiter ce jour-là. On ne peut pas entrer dans la chapelle, mais la porte a été remplacée par un grillage et on voit donc bien les fresques à travers.

Il s’agit d’une œuvre de 1536 qui est considérée comme le chant du cygne de la peinture gothique niçoise (les « primitifs niçois » comme on dit curieusement). C’est visiblement l’œuvre d ‘un excellent peintre qui n’est pas insensible à l’art italien du 15ème siècle, en particulier Giotto (dixit Wikipedia). Les couleurs m’ont paru admirablement fraîches et intenses.

Roquestéron-Grasse

Après la chapelle, on redescend vers l’Estéron par une descente cette fois amusante sur une bonne route et on traverse le torrent pour la troisième fois à Roquestéron. C’est un village très curieux car divisé en deux, Roquestéron (Puget) -appelé officiellement « Roquesteron » sans accent car la prononciation était évidente en parler niçois- et Roquestéron (Grasse). Les deux villages restent séparés par le torrent et ont chacun leurs plaques séparées.

La même chose existe ailleurs en France, par exemple à Saint Pierre d’Entremont (Savoie) et Saint Pierre d’Entremont (Isère) ou Seyssel (Ain) et Seyssel (Haute-Savoie). Est-ce un hasard si tous ces exemples se trouvent sur l’ancienne frontière entre la Savoie-Nice et la France ? Ou est-ce que le roi de France insistait toujours avec succès sur une rivière comme frontière naturelle ?

Le village est assez banal et désordonné côté Puget, où il s’est développé sans vrai centre. Le vieux village se trouve sur la rive droite côté Grasse et a plus de charme avec une jolie chapelle romane sur la falaise dominant le village. Je ne me suis pas fatigué à y monter. Il y a évidemment un pont sur la rivière entre les deux villages, autrefois un pont frontalier.

Pont piéton sur l'Estéron a Roquestéron

Mais il y a aussi derrière le coude de la rivière un très curieux pont suspendu pour piétons dont j’ignore l’origine et l’utilité. A ma grande surprise, le pont n’est pas fermé au public et je n’allais pas rater l’occasion de l’essayer. Il est assez haut et se balance un peu, ce qui est parfait pour donner des sensations accentuées par un parapet se limitant à une barre de fer. Depuis les voyages en Nouvelle-Zélande, je ne résiste pas aux ponts suspendus qui se balancent au-dessus d’une rivière.

Après Roquestéron, j’aurais pu rejoindre la vallée du Var directement, mais ceci m’aurait imposé de rouler 20 km ensuite dans la basse vallée qui est envahie d’entrepôts et d’usines, étant la seule zone plate dans les environs de Nice. J’en avais gardé un très mauvais souvenir de 1998 et la circulation n’a probablement fait qu’augmenter depuis. Il existe une alternative, une route de corniche desservant les villages qui dominent la vallée à flanc de montagne.

Clue de la Bouisse

Evidemment, il fallait d’abord que je monte jusqu’à la corniche. La route longe d’abord l’Estéron quelques kilomètres, permettant d’admirer la rivière, puis monte dans la forêt. Il n’y aucune vue et c’est une bonne côte, mais ce n’est pas excessivement long et on arrive en haut avant d’en être vraiment lassé.

Conségudes depuis Les Ferres

Il ne faisait plus aussi chaud dans cette côte parce que le temps s’était un peu couvert, restant brumeux ensuite. Tout en haut, la route passe près du petit village perché de Conségudes et commence 10 km de corniche.

Clue Péguié et crête des Collettes (1512 m)

C’est une des routes les plus impressionnantes que j’ai jamais prises en vélo. Sur les 5 km entre Conségudes et Les Ferres, la route est aérienne, mais la pente n’est pas excessivement raide et adoucie par de nombreux buissons. On a une vue imposante sur la vallée de l’Estéron tout en bas et sur les montagnes de l’autre côté. Après Les Ferres, on arrive pas loin du confluent de l’Estéron et du Var et c’est une falaise presque verticale d’une hauteur de 400 m.

Mont Vial (1649 m)

Et ce n’est pas une gorge car les montagnes de l’autre côté de la vallée sont assez loin, donnant presque l’impression de rouler dans le vide. C’est extrêmement impressionnant et c’est la seule fois du voyage que je n’étais vraiment pas rassuré, roulant doucement tout contre la falaise. Heureusement que je roulais dans le sens nord-sud car ceci m’évitait de rouler au bord du vide.

La seule occasion qui m’a laissé un souvenir comparable est la Combe Laval dans le Vercors. Je n’ai pas osé m’approcher du bord pour faire des photos du confluent depuis le haut, j’ai simplement pris une ou deux photos du panorama de montagnes quand j’ai trouvé un premier plan.

Plan du Var et Mont Chauve (854 m)

Après une dernière montée, on atteint le point culminant à Bouyon, le premier village où l’aspect de la route et des maisons montre que l’on se rapproche d’une zone plus urbanisée. Il paraît qu’il y a un retable intéressant dans l’église, mais je n’avais pas envie d’escalader le vieux village et elle était probablement fermée de toute façon.

Confluent du Var et de l'Estéron

Le village est surtout connu pour une tradition populaire qui a disparu dans le reste du pays niçois, la « procession des limaces ». Il s’agit d’une procession de nuit avec des petites lumières dans des coquilles d’escargot qui symbolisent le souhait d’une récolte abondante.

Je n’avais plus beaucoup de provisions et je n’avais pas envie de faire des courses le dernier jour, mais ceci m’a fait espérer que je n’aurais effectivement plus de côtes, craignant sinon de me sentir en état d’hypoglycémie. Effectivement, mis à part de courts passages, la route ne monte plus de Bouyon à la mer sur 25 km.

Fontaine au Broc

Elle est presque plate, tortillant d’abord vers Le Broc où j’ai essayé de me promener dans le vieux village puisqu’il est moins pentu qu’ailleurs. Il paraît que l’église du 16ème siècle est intéressante, mais elle était évidemment fermée et je me suis contenté d’une placette à arcades avec une petite fontaine.

Carros Village

Le village suivant est Carros qui est un peu inattendu. De mémoire, Carros est une zone HLM entre des usines et des « pôles logistiques » au bord du Var. En fait, il y a aussi sur la même commune un village ancien perché très haut au-dessus du fleuve. La pente n’est pas aussi raide et plus boisée et je me suis arrêté régulierement pour admirer le panorama. On voit très bien de haut comme d’un avion le ruban urbanisé au bord du fleuve. Très intéressant.

Vallée du Var depuis Le Broc

On voit bien aussi le confluent du Var et de l’Estéron. Je  pensais sur le moment que c’était le confluent avec la Vésubie, une rivière célèbre pour ses gorges mais que je n’ai jamais eu l’occasion de longer car les cols qui quittent la vallée sont assez ambitieux. Ceci vaut d’ailleurs aussi pour la vallée de la Tinée.

Embouchure du Var depuis Carros Village

Après Carros, on arrive dans la grande banlieue de Nice avec Gattières, un village avec supermarchés qui est un mélange curieux d’agitation urbaine et de vieux village perché. Je suis parvenu à acheter un en-cas (assez quelconque) et je l’ai mangé dans le square entouré d’une marée de petits enfants piaillants que leurs mamans venaient de récupérer à la sortie de l’école et qu’elles laissaient courir pour se défouler un peu.

Embouchure du Var depuis Gattières

A partir de Gattières, la route n’était pas plus difficile, toujours plus ou moins plate, mais la circulation était beaucoup plus intense car elle permet aux personnes travaillant dans les zones industrielles de la vallée du Var d’éviter les embouteillages chroniques de la route côtière.

Les gens conduisent « à l’italienne », extrêmement vite, et la route n’est pas tellement large même si elle est recommandée un peu hâtivement aux vélos par une bande sur le sol qui disparaît occasionnellement justement aux endroits où elle serait utile (virages sans visibilité, raidillons, carrefours dangereux).

Après un carrefour particulièrement agité où j’ai causé une apoplexie à une douzaine de conducteurs pressés en osant utiliser « leur » carrefour giratoire, j’ai doublé une longue file de voiture jusqu’à un feu puis je me suis retrouvé sur ce que ma carte décrit comme une petite route blanche mais qui a plus la circulation d’une nationale sans bas-côtés.

C’est un ruban sans interruption de pavillons, de petits entrepôts, d’entreprises artisanales et de terrains vagues sur 10 km qui ne donne pas vraiment une opinion très flatteuse de la Côte d’Azur, puis on descend enfin à Saint Laurent du Var où il y avait un embouteillage monstre de travailleurs cherchant à rentrer chez eux par la route côtière.

J’ai trouvé une déviation semi-autoroutière un peu moins chargée et j’ai même regretté d’être incité par la circulation rapide à continuer sans m’arrêter parce que la déviation est ornée de gigantesques massifs floraux de toute beauté qui auraient mérité une photo. Il y en a d’ailleurs assez peu à Nice, ceux de Saint Laurent sont nettement plus beaux.

Aéroport de Nice et Méditerrannée

A l’endroit où la déviation atteint la route côtière, j’ai retrouvé la piste cyclable que je connaissais de 1998 et qui longe la route du pont sur le Var jusqu’au centre ville de Nice. Il n’y a pas de vue intéressante depuis le pont sur le Var, dont l’embouchure n’est pas fascinante, puis on longe ensuite l’aéroport qui est directement au bord de la mer. Ce qui est amusant quand on descend des montagnes, c’est de se retrouver sans prévenir au milieu de longues avenues de palmiers.

Vue de Nice vers le Cap Ferrat

La piste cyclable retrouve la plage après l’aéroport et on peut admirer les baigneurs, mais il n’y en avait pas compte tenu de l’heure et du temps couvert. Juste un certain nombre de personnes assises sur la plage en tenue plus ou moins découverte. J’ai continué jusqu’à trouver une pancarte pour la gare parce que je savais que l’auberge de jeunesse n’est pas tellement loin de la gare.

Finalement, j’ai éte obligé d’aller jusqu’au parvis pour trouver un plan de la ville, mais ce n’était pas un gros détour à condition de suivre l’avenue du tramway qui est en partie piétonne et donc pas vraiment autorisée. C’est un peu difficile à trouver sans plan de ville, toutefois.

L’auberge est probablement un ancien hôtel du centre ville reconverti, ce qui est très pratique. Il y en a un du même genre à Boulogne-sur-Mer et c’est une bonne idée. L’auberge est très bien tenue pour ce qui est des équipements et de la propreté, et le bar est nettement plus accueillant qu’à Grenoble.

Evidemment, comme dans toutes les grandes villes, il ne faut pas espérer une nuit tranquille puisque des gens rentrent dans le dortoir en revenant de la tournée des bars vers 3 h du matin. Il n’y avait que deux autres personnes dans mon dortoir de huit, ce qui est très surprenant la veille du weekend de Pentecôte.

Place Masséna à Nice

Pour le dîner, j’ai hésité à aller au restaurant mais je ne savais pas où me diriger. Je suis allé dans la vieille ville et j’ai fait deux fois le tour sans trouver d’endroit qui m’aie vraiment enthousiasmé. Je n’avais pas envie d’une crêperie, je ne trouvais pas de pizzeria agréable, les restaurants de style régional étaient outrageusement touristiques et j’hésitais finalement entre un restaurant aux apparences gastronomiques et un restaurant indien.

Cathédrale de Nice

Finalement, à force de faire le tour du quartier, j’ai perdu patience avec les flots de touristes, j’ai admiré deux minutes une église baroque ouverte malgré l’heure tardive et je me suis décidé à acheter une pizza à emporter, me souvenant que ce n’est pas forcément pire qu’une pizza sur place.

Il y a un stand comme une fenêtre dans un mur à un coin de la vieille ville où trois jeunes dynamiques ont installé un grand four et où l’on peut obtenir une pizza en 10 minutes. Pensant que j’avais très très faim et que les pizzas n’étaient pas chères, j’en ai acheté deux et je suis parti avec au bord de la plage où il y a des bancs.

Plage de Nice vers le Cap d'Antibes

J’ai ensuite écrit des SMS en mangeant toute une pizza et un petit morceau de l’autre. C’est finalement nourrissant ! C’était agréable d’être assis au bord de la mer et j’ai même pu admirer un groupe d’Anglaises qui fêtaient probablement le prochain mariage de l’une d’entre elles.

Elles étaient accompagnées par deux jeunes gens qui semblaient leur servir de chaperons et gardaient leurs affaires pendant qu’elles se sont précipitées à l’eau à 22 h 30 dans un grand concert de piaillements. J’étais un peu loin pour examiner si elles étaient bleues de froid en sortant, mais elles n’avaient pas l’air trop frigorifiées car elles sont restées bien 10 minutes dans l’eau.

Plage de Nice et Mont Boron

Je suis sûr que certains des flâneurs sur la digue n’ont pas manqué d’admirer les jeunes Anglaises dont certaines n’étaient pas laides du tout. Malheureusement, les chaperons ne les ont pas accompagnées dans l’eau, auquel cas j’aurais peut-être changé de banc pour examiner de plus près s’ils étaient frigorifiés.

En rentrant à l’auberge, je me suis encore offert une glace car elles sont un peu moins chères à Nice qu’ailleurs en France. Il y a une grande variété de parfums et j’ai pris une boule marrons glacés qui en avait effectivement le gout avec des morceaux de marrons. Etonnant vu le coût de la matière première.

Jardins place Masséna à Nice

Je me suis bien promené dans la vieille ville de Nice qui a pas mal de charme avec plein de petites ruelles entre de hautes maisons très nues. Il y a plusieurs églises qui semblent intéressantes, mais elles étaient évidemment fermées le soir. Les espaces verts sont moins réussis, trop froids et minéraux dans le centre ville en tous cas même si je me souviens que le parc sur la colline du château a plus de charme.

Dans l’ensemble, Nice vaut aussi pour ses musées, en particulier celui de Cimiez, mais ce n’est pas le même genre de voyage qu’à vélo. Je pense que ce serait intéressant de passer une semaine sur la Côte d’Azur à visiter les innombrables curiosités culturelles en profitant du paysage et de la végétation exotique (et magnifiquement fleurie en juin). Mais je ne sais pas où trouver un hebergement correct et abordable dans la région.

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