Etape 6: Cézallier

(Vous lisez la description d’un voyage en vélo de 15 jours dans le Massif Central et en Provence en 2005. Veuillez respecter mon copyright et ne pas reproduire les photos sans mon autorisation.)

Jeudi 19 mai

76 km avec 1000 m de dénivelé

Grand beau temps, légère brise

Cézallier:

Vareilles – Verninnes – Le Mont Dore – La Tour d’Auvergne – Barrage de Bort les Orgues – Cote 624 – Le Puy de Bort

Départements 63, 15 et 19

Au petit déjeuner, nous avons eu le plaisir de papoter avec le professeur de la veille et son épouse. Monsieur était assez réservé et Madame nous a parlé très gentiment de ses voyages et de ses enfants… soit l’effet de l’alcool avait diminué, soit Madame avait eu une conversation avec son mari.

Nous savions que nous aurions à remonter sur la crête pour quitter Vareilles et nous pensions le faire à pied pour ne pas nous fatiguer dès le départ, mais la pente n’était finalement pas tellement dure et nous sommes presque arrivés en haut sans descendre de vélo. Ensuite, la route longe la crête qui monte lentement, traversant des prés fleuris et dominant la vallée. Un début de journée fort raisonnable.

La route montait un peu plus fort après le village de Verninnes, un village de montagne typique avec les granges en bois des fermes les plus anciennes, mais la pente restait raisonnable, la petite brise rafraîchissait agréablement et un charmant ruisseau cascadait avec un bruit cristallin dans le fossé le long de la haie. Pour tout dire, c’était très bucolique. La route permet de rejoindre une nationale que j’avais prise en 1993 lors de mon premier tour d’Auvergne (Murol – Le Mont Dore), et dont je n’avais pas pu profiter parce qu’il faisait glacial et qu’il pleuvait. Cette fois, il faisait un temps parfait avec des vues très étendues sur les vallées des Combrailles et la chaîne du Puy de Dôme.

Vue sur Orcival depuis Servière

Quand nous avons atteint le point culminant après une dernière côte au bord de la forêt de sapins, P. a pris une jolie photo au téléobjectif qui montre la basilique d’Orcival tout au fond de son vallon – ceci m’a confirmé que nous avions choisi un itinéraire plus facile. Nous ne sommes pas allés voir le lac Servière, un lac circulaire dans un ancien cratère qui ressemble certainement aux Maare de la région de Daun en Allemagne, parce qu’il aurait fallu monter une crête pour en redescendre après. Par contre, nous nous sommes arrêtés aux points de vue qui dominent les roches Tuilière et Sanadoire, deux grandes falaises de basalte.

Roches Tuilière et Sanadoire

Un sentier monte de la route sur l’un des deux rochers ; il semble très couru vu les traces dans le paysage, mais il nous a paru affreusement raide et surtout affreusement aérien depuis notre parking. Nous n’avons malheureusement pas eu la présence d’esprit de prendre la photo à l’endroit le plus intéressant, le seul endroit où l’on se rend compte que les deux falaises forment en fait un cercle interrompu par la vallée profonde qui passe entre les deux. Un exemple très impressionnant de montagne coupée en deux par l’érosion. Depuis le parking où nous nous sommes arrêtés, on voit bien les deux falaises, mais pas la forme caractéristique. Dommage.

Lac de Guéry

Curieusement, la route redescend légèrement du parking jusqu’au col de Guéry, qui n’est donc pas le point culminant. En fait, c’est plutôt un passage peu marqué à travers la crête ; nous avons pris des photos avec la pancarte parce que nous étions fiers d’avoir atteint une altitude de 1268 m. Mais la photo nous tentait aussi à cause du panorama superbe sur le Puy de Sancy qui s’élève avec ses névés dans l’axe du col. La plus belle vue est juste en-dessous du col sur le versant sud, parce que l’on a un petit lac de montagne en premier plan. P. a pris une photo de moi qui me fait presque l’effet d’une photo publicitaire pour voyages cyclotouristes. Il a aussi pris une photo du lac et du Puy de Sancy, mais en pestant contre l’autocar qui gâchait à ses yeux le panorama, même si je ne le trouve finalement pas trop voyant.

Cascade dans la descente sur Le Mont Dore

Après le col, je pensais profiter d’une belle descente sur Le Mont Dore où nous voulions acheter quelques provisions, même si je ne me souvenais pas d’avoir beaucoup profité de la descente lors de mon autre passage – j’avais trop froid pour cela. En fait, la route descend un petit moment, mais remonte ensuite assez longtemps en pente douce jusqu’à un carrefour, ce que j’ai trouvé très énervant. Ce n’est qu’après qu’elle se décide à descendre, mais relativement modérément car le Mont Dore est à 1000 m d’altitude environ. Même si on domine la vallée de la Dordogne de très haut, la forêt et plus tard des maisons assez laides gâchent le panorama. Le plus intéressant était presque la petite cascade au bord de la route, quasiment la seule du voyage puisque nos passages en montagne ont été dans des régions plutôt sèches.

Vue sur la ville du Mont Dore depuis le sud

Le Mont Dore nous a surpris. D’abord, impossible de trouver une boulangerie ouverte à midi trente, tout était déjà fermé pour la sieste qui dure jusque 15 voire 16 heures. Ensuite, pas vraiment de parc thermal attirant, nous avons été obligé de nous rabattre sur le petit square (avec un joli parterre de fleurs cependant) devant le bâtiment des thermes. Enfin, les gens dans les rues semblaient tous avoir largement dépassé l’âge de la retraite et les maisons pleines de pancartes « appartement à louer » nous ont paru sombres et peu soignées. Pour tout dire, le Mont Dore n’est pas vraiment une station jeune et dynamique, il n’y a que les serviettes en vente dans la vitrine des thermes qui paraissaient gaies et colorées.

Le Puy de Sancy depuis le Salon du Capucin

Après notre pause, nous avons quitté la ville par la route qui semblait la plus directe pour rejoindre Bort les Orgues, l’avantage étant aussi que cette route permettait d’éviter la nationale. Ce que la carte ne nous permettait pas de deviner, c’est que la grande côte à la sortie du Mont Dore est extrêmement dure. Ombragée et relativement tranquille (heureusement car la route est un peu aérienne et fort étroite), mais franchement dure après le pique-nique ! En haut, on arrive à un hameau portant le nom curieux de « Salon des Capucins », d’où l’on peut monter à pied au Puy de Sancy en longeant une longue crête. La vue est très belle tant vers la montagne que vers la vallée où l’on devine les immeubles de La Bourboule, où l’abondance de béton semble signaler une activité touristique nettement plus conséquente.

La Roche Vendeix à La Bourboule

Après le Salon des Capucins, la route descend dans un ravin boisé, puis remonte de l’autre côté jusqu’à un deuxième petit plateau encore plus joli. J’y ai remarqué un superbe calvaire et on a aussi une très bonne vue de la Roche Vendeix, une falaise de basalte comme la Roche Tuilière, mais un peu moins vertigineuse. Puis un deuxième ravin plus profond suivi de la troisième côte, légèrement moins raide mais d’autant plus longue, avant d’arriver au plateau de Chastreix, où P. a proposé de s’arrêter pour se reposer.

Le plateau sert en hiver de centre de ski de fond et des ouvriers étaient d’ailleurs en train de préparer les fondations d’un bâtiment, peut-être une station de péage puisque les pistes sont soumises à redevance. Les quelques maisons existantes sont en rondins et ne choquent pas trop, nous avons même profité d’une table agréable sous de très beaux épicéas dont les aiguilles filtraient efficacement le soleil. Nous aurions aimé savoir à quelle altitude nous étions, probablement plus haut qu’au col de Guéry, mais nous n’avons pas vu de pancarte.

Le massif du Cantal depuis le col de Chastreix

Après la pause, quelques centaines de mètres ont suffi pour passer du plateau boisé au versant orienté au sud qui sert d’alpage plein de fleurs et d’animaux à l’estive : magnifiques vaches brunes de Salers bien sûr avec les clarines dont j’aime tant le son, mais aussi un poney et des ânes. La descente était à la mesure des efforts fournis depuis le matin, un paysage immense vers le Puy de Sancy juste au-dessus de nous (avec le hameau de skieurs de Chastreix, dont j’espère qu’on ne le prononce pas « châtré ») et surtout vers le Plomb du Cantal devant au sud, un immense volcan bombé dont j’ai expliqué à P. sans savoir si je l’ai vraiment impressionné que nous mettrions presque trois jours à faire le tour (un lecteur amateur de précision m’a corrigé, on parle de Massif du Cantal dont le Plomb n’est que le sommet). Un grand plateau vallonné (l’Artense) s’étendait entre nous et le volcan, nous donnant presque l’impression de survoler le paysage. Non seulement le paysage était superbe, mais la route était en plus très bien tracée et bien revêtue, ce qui fait que j’ai trouvé la descente particulièrement amusante.

La Tour d’Auvergne et le Puy de Sancy

On arrive ainsi dans un petit village franchement perdu dans les alpages, alors que je m’attendais à trouver une ville historique et peut-être fortifiée (comme Besse en Chandesse par exemple). Finalement, La Tour d’Auvergne a un nom ronflant, en partie parce que des grands généraux ont porté ce nom, mais c’est assez modeste sur place – je n’ai même pas noté le pavage du foirail fait paraît-il de colonnes de basalte comme à la Chaussée des Géants. C’est là que nous avons enfin trouvé moyen de faire quelques courses dans une épicerie délicieusement provinciale. La dame m’a vivement recommandé le Saint Nectaire fermier de Madame Rosat parmi les 3 différents qu’elle avait. Nous l’avons trouvé par la suite particulièrement crémeux et fondant, avec un goût de noisette raffiné qui changeait du goût plus franc du Saint Nectaire habituel.

Après les courses, nous avons continué la descente sur deux bons kilomètres parce que ma carte montrait en bas de la pente une cascade intéressante (« Cascade du Pont de Pierre »). La descente était toujours aussi jouissive (c’est rare de pouvoir appeler une descente comme cela, mais c’était vraiment le cas), mais pas de cascade en bas… Ni d’ailleurs de table pour faire un deuxième pique-nique. Nous avons donc continué, franchissant une petite crête et une vallée charmante assez jurassienne, puis montant dans la forêt. C’est là que nous avons trouvé juste avant le sommet le parking d’une carrière abandonnée et envahie par la forêt, endroit agréable pour s’arrêter à l’ombre. La voiture qui était garée est partie assez vite, P. estimant qu’il s’agissait probablement d’un représentant de commerce qui s’était offert une sieste digestive.

Après la pause et un passage sur un plateau assez banal, nous avons atteint dans le village de Bagnols une barrière interdisant l’accès à notre route. Echaudés par l’expérience de Pontgibaud, nous avons fait l’effort de lire le texte de l’arrêté préfectoral qui est toujours affiché dans une enveloppe en plastique sur les barrières de chantier françaises (au Luxembourg, on n’a pas cette information, mais on peut faire confiance aux panneaux « interdit sauf autobus de ligne »). Nous donnant le temps de réfléchir si nous essayions de continuer, je suis entré dans l’église pour la seule visite culturelle de la journée, mais je n’y ai guère vu qu’un modeste chapiteau roman. En ressortant, nous avons estimé que le détour indiqué était vraiment trop long et que nous trouverions bien un moyen de traverser la zone en chantier.

En fait, il s’agissait de refaire la route dans le village suivant, ce qui fait que nous avons navigué un kilomètre dans les gravillons et les cailloux, mais ce n’était pas vraiment gênant. Les ouvriers étaient en train de garer leurs machines pour la nuit et nous avons été doublés un peu plus tard par d’énormes camions conduisant à toute vitesse avec les machines sur les remorques, ce qui était franchement inquiétant parce que les camions ne nous voyaient pas à l’avance avec les virages. Heureusement, il n’y en avait que cinq. Le trajet en soi était très mignon le long d’une vallée bucolique avec de grands arbres le long de la petite route.

Nous avons retrouvé ensuite la nationale venant de La Bourboule et avons immédiatement constaté que nous avions bien fait de l’éviter : beaucoup de voitures roulant à toute vitesse et une côte pas bien longue mais rendue pénible par la forte pente toute droite en plein soleil typique des routes redressées par les Ponts et Chaussées. Heureusement, la route était ensuite plate, mais nous avons quand même fait un petit arrêt intermédiaire pour nous remettre de ce trajet pénible et bruyant.

La nationale descend à la fin sur Bort les Orgues (seul morceau de la Corrèze sur la rive gauche de la Dordogne et notre seule excursion en Limousin cette année, même si les gens de la région se considèrent comme beaucoup plus auvergnats). J’avais deviné d’après la carte que l’on pouvait traverser la Dordogne au niveau d’un barrage juste en amont de la ville et j’avais pensé que nous épargnerions une petite côte, comme celle du barrage de l’Our à Vianden. Nous avons donc quitté la nationale au milieu de la descente par un court raidillon menant au barrage. Je voulais m’arrêter de toute façon pour me reposer du raidillon, mais nous avons finalement passé un bon quart d’heure à admirer le barrage qui est extrêmement impressionnant.

Déversoir du barrage de Bort les Orgues

Il domine la ville de 100 m environ et forme un grand arc de béton avec un déversoir de crue énorme qui débouche à côté d’une usine dont les formes arrondies rappellent une superstructure de paquebot. Quand nous avons vu la taille du barrage et surtout la hauteur, nous avons été très heureux de notre intuition, car la montée depuis le centre ville par une nationale pleine de gros poids lourds n’aurait rien eu d’une sinécure. Comme j’avais prévu de traverser la ville le lendemain matin, nous ne perdions rien de toute façon.

Le Puy de Sancy et le plateau de l’Artense

Après trois photos qui forment un panorama complet de cet énorme barrage, l’un des plus impressionnants que j’ai eu l’occasion de traverser, il ne nous restait plus qu’à monter à notre hébergement, dont la dame m’avait prévenu qu’il se trouvait en haut de la montagne sur la rive droite. Depuis le barrage, il faut longer la nationale sur un bon kilomètre en pente raide (probablement les 9% standard). Physiquement, c’était sportif mais faisable, en partie parce que nous pouvions rester dans la voie des véhicules lents et ne gênions pas trop les poids lourds ; le plus pénible était en fait la chaleur renvoyée par l’asphalte et les rochers du bord de la route. Quand nous sommes arrivés au point de vue, nous avons évidemment sauté sur l’occasion.

Château de Val sur la Dordogne

Il est construit de façon assez amusante et très complexe, avec cinq terrasses sur pilotis qui se succèdent l’une en dessous de l’autre le long de la pente raide. On voit entre les arbres le lac du barrage avec en arrière-plan le Puy de Sancy que j’étais un peu surpris de trouver si lointain après seulement quelques heures de vélo (en descente il est vrai). On voit aussi le célèbre château de Val, connu pour son décor de contes de fées sur une île au milieu du lac. On devrait pouvoir y tourner des films, je sais qu’il se visite. Le château est vraiment loin depuis le point de vue, mais a relativement bien donné sur les photos de P. ; je ne voulais pas y aller directement parce qu’il y a une grande côte pour en repartir, mais j’étais content que P. puisse le voir puisqu’il aime les châteaux forts romantiques.

Château de Pierrefitte

Après le point de vue, la nationale est à peu près en haut de la côte et la dame m’avait donné le choix entre la première à gauche ou la seconde. La première route annonçant 14% de pente, j’ai préféré la seconde même si je pouvais voir sur la carte qu’elle serait probablement un peu plus longue. Au début, après 1 km de faux plat descendant sur la nationale, on remonte gentiment parmi des haies qui rappellent beaucoup plus le Limousin que l’Auvergne, mais on tourne bientôt à gauche encore une fois et on recommence à monter très sérieusement.

Ce n’est pas très bien indiqué, mais nous avons suivi les poteaux électriques… et ça monte encore un peu… et ça monte encore un bon bout dans la forêt… puis ça continue à monter après le virage… et ça monte encore… On arrive finalement à un point de vue vertigineux sur la vallée de la Dordogne qui est au moins 200 m en-dessous. Une fois là, nous étions heureusement enfin en haut ; vu la fatigue, le temps chaud et l’incertitude de savoir quand nous serions enfin arrivés et si nous étions sur le bon chemin (chose qui me gênait plus que P. puisque c’était moi le guide), il n’en aurait guère fallu plus.

Du sommet, qui est presque aussi le sommet du Puy de Bort, la route nous a fait descendre quelques mètres jusqu’au hameau… puis nous avons monté à pied le raidillon qui accède à la ferme. C’est une très belle ferme ancienne avec une vue époustouflante depuis la terrasse car on domine non seulement la vallée et Bort les Orgues, mais aussi tout le plateau de l’Artense jusqu’au Puy de Sancy et l’amorce des gorges de la Rhue qui entaille le plateau.

La chambre est simple mais confortable, la salle à manger est très belle, avec un style rustique authentique. Nous avons quand même demandé à dîner sur la terrasse même si il a fait un peu plus frais à la fin du dîner, le paysage en valait la peine et il n’y avait pas d’insectes déplaisants malgré la proximité du troupeau grâce au vent. J’ai aussi beaucoup admiré le jardin un peu tout-fou comme un jardin anglais mais superbement fleuri.

Les gens n’ont pas mangé avec nous, peut-être parce qu’ils sont déjà au moins cinq personnes autour de la table (c’est un peu difficile de compter sur la base des chaussures devant l’entrée, mais c’est l’impression que j’avais), mais la dame et sa fille sont charmantes. J’ai un peu regretté que ce ne soit pas le jeune homme qui serve, mais bon…

Nous avons eu du pâté de lapin évidemment maison, une escalope de dinde avec la truffade traditionnelle en Auvergne (pommes sautées revenues avec du Saint Nectaire) et du flan à la rhubarbe délicieux. Si je compare à certaines soirées gastronomiques, c’était un peu plus simple, mais très sympathique, dans un cadre splendide et cela convenait bien à l’atmosphère bucolique et montagnarde du trajet. Nous avons même fait dix minutes de promenade au clair de lune après le dîner pour digérer (non sans remarquer qu’il y a beaucoup de bruits un peu bizarres dans la campagne la nuit…).

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