Etape 12: Velay

(Vous lisez la description d’un voyage en vélo de 15 jours dans le Massif Central et en Provence en 2005. Veuillez respecter mon copyright et ne pas reproduire les photos sans mon autorisation.)

Mercredi 25 mai

92 km avec 1100 m de dénivelé

Très beau, chaud avec brise en altitude

Velay :

Pomeyrols – Langogne – Malavielle – Lespéron – Col de la Chavade – Cham Longe – Col du Pendu – Col de Meyrand – Col de la Croix de Rocles – Col du Suchet – Largentière – Bas de Montréal

Départements du jour 48 et 07

Le trajet de cette journée était dicté par les hébergements, car je n’avais pas d’idées précises sur le paysage et n’en attendais pas autant que des gorges du Lot ou de celles de l’Ardèche. Le guide vert donne deux étoiles au Massif du Tanargue, mais je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui serait en mesure de mettre un site, un paysage ou un souvenir personnel sur ce nom. C’est comme la Lozère une région oubliée et peut-être à cause de cela d’autant plus attachante.

Nous avons commencé évidemment par un petit déjeuner copieux : en dehors d’Estaing, nous avons partout eu autant de pain que nous en avions besoin, et du fromage si nous le demandions – c’est une amélioration comparé à ce que j’avais dans mes premiers voyages en vélo à une époque où les gens étaient moins habitués aux touristes allemands et anglais qui mangent bien le matin. J’ai noté que la dame avait un délicieux miel de châtaignier ; comme c’est un miel difficile à trouver et assez coûteux, il faudra que je demande à mon frère de m’en offrir à Noël, on en trouve sur le marché paysan de Toulouse.

Troupeau croisé dans les gorges de l’Allier

Avec P., nous avons hésité à prendre la nouvelle route pour aller vers Langogne où se trouve le seul pont sur l’Allier de la région, mais nous avons finalement décidé que nous avions tellement aimé le paysage magnifique de la route forestière que cela valait la peine d’y repasser même au prix de monter un peu du hameau au barrage. Nous nous sommes retrouvés au détour d’une sapinière face à un troupeau de moutons avec leur bergère. Curieusement, alors que les vaches trouvent les vélos curieux et nous accompagnent parfois le long des clôtures, les moutons en ont très peur et se pressaient les uns sur les autres pour éviter de s’approcher de nous.

Train arrivant à Langogne

Arrivés au pied du barrage, nous avons découvert avec stupéfaction un grand panache d’eau qui sortait de la conduite d’évacuation. Ni P. ni moi n’avions jamais vu un lâcher d’eau d’un barrage, c’est un événement très rare et qui s’explique en l’occurrence par le fait que ce barrage sert aussi à garantir un niveau suffisant de l’Allier pour des usines un peu en aval. Le panache d’eau était spectaculaire (et bruyant) vu d’en bas, mais nous avons espéré qu’il ne serait pas arrêté immédiatement et que nous le verrions peut-être encore mieux d’en haut.

Lâcher d’eau au barrage de Naussac

Effectivement, il nous a attendu pendant que nous gravissions le raidillon et paraissait encore plus beau vu d’en haut. Nous avons pris plein de photos, tantôt avec les gorges en arrière-plan, tantôt en gros plan avec la forme en éventail parfaite qui fait penser à une coquille Saint Jacques. Ce spectacle à lui seul justifiait d’avoir fait les 16 km de détour pour coucher à Pomeyrols plutôt que sur la route principale à Langogne.

Calme matinal au lac de Naussac

Comme je n’avais pas envie de reprendre la déviation de Naussac avec sa côte énervante, nous avons essayé de voir si l’on peut longer le lac au bord de l’eau et avons effectivement trouvé un genre de promenade mal goudronnée qui permet en été d’accéder au camping sans traverser le village. L’eau était parfaitement calme et j’ai demandé à P. de prendre une photo des bateaux avec leurs mâts se reflétant dans l’eau ; cela m’a rappelé une photo comparable que j’avais prise en Ecosse dans les Cairngorms. Après avoir contourné Naussac, nous sommes descendus à Langogne où nous avions besoin de faire quelques courses.

La ville est traversée de part en part par la nationale ; même si les camions ne sont pas très nombreux, le bruit se réverbère sur les façades et ils encombrent beaucoup la rue pas très large. Du coup, nous n’avons pas eu envie de visiter longuement et P. a simplement attendu avec les vélos pendant que j’achetais du pain de l’autre côté de la rue. C’était un magasin vraiment artisanal car je voyais le pétrin par la porte ouverte de l’arrière-boutique. Ce n’était pas le seul magasin de produits du terroir, le magasin de fruits vendait par exemple des petits chèvres frais. Je pense que cela aurait été amusant de passer une heure à regarder les devantures.

Halle et monument aux morts à Langogne

Il y a aussi une vieille ville où l’on accède par des portes fortifiées, mais je ne pense pas que les maisons à l’intérieur soient très excitantes et nous avons vu d’autres villes du même type plus tard. La seule photo que nous ayons prise montre le monument aux morts, parce que la jeune femme éplorée se penche tant sur le cadavre nu du glorieux soldat que l’on se demande si c’est de la nécrophilie. La photo vaut aussi pour la belle halle en bois derrière le monument.

Champ rouge près de Lespéron

Puisque Langogne n’a pas de marchand de vélos (P. a reçu d’un policier le renseignement qu’il y en avait peut-être un à Aubenas… qui est à 60 km), nous avons décidé de repartir sans plus attendre et avons traversé le pont sur l’Allier, une petite rivière ne valant pas la photo, pour nous enfoncer dans les profondeurs secrètes du Vivarais ardéchois. Au début, c’était assez pénible avec une bonne petite côte dans des pâturages fleuris mais très ventés, mais la route a fini par contourner une crête et le vent a arrêté de souffler contre nous, ce qui fait que cela devenait plus facile.

Vallée de l’Espezonnette

En plus, c’était une montée douce en corniche au-dessus de la vallée paisible de l’Espezonnette (un nom que je trouve particulièrement délicieux) et en face de grandes pentes couvertes de sapins. A Lespéron, nous avons regardé l’église parce que cela nous fournissait une pause bienvenue et nous permettait d’admirer la vue plongeante sur Langogne, 180 m plus bas, puis nous sommes repartis dans la vallée qui n’est pas très encaissée et qui m’a beaucoup rappelé certaines vallées des Pyrénées avec les prairies fleuries, les arbres isolés répartis un peu au hasard et les pentes tantôt rocailleuses, tantôt dans les sapins.

La petite route merveilleusement tranquille et bucolique rejoint la nationale au village de Lanarce et nous voulions pique-niquer à cet endroit, mais nous n’avons pas trouvé de coin agréable et nous avons décidé de finir les 4 km d’ascension jusqu’au col de la Chavade (1266 m) avant de faire une pause. La nationale est modérément fréquentée, mais ce n’était pas trop gênant car elle n’est pas très raide à cet endroit. Au col, on a une vue relativement limitée et le principal intérêt est de trouver les pancartes indiquant la ligne de partage des eaux entre Atlantique et Méditerranée.

Pas de bancs bien situé et nous avons hésité un bon moment jusqu’à ce que je remarque un chemin creux juste en contrebas de la route avec un grand arbre un peu plus loin. En poussant les vélos jusque là et en faisant bien attention de ne pas nous asseoir sur des insectes agressifs, nous avons finalement eu un pique-nique très plaisant, en tous cas le pique-nique le plus haut en altitude du voyage. On voyait les camions monter la côte, mais on ne les entendait pas trop, et les prairies étaient pleines de jolies fleurs.

Quand nous avons décidé de repartir, P. a proposé de continuer à longer le chemin creux, mais j’ai préféré retourner à la route de peur d’avoir à pousser les vélos si la pente devenait plus raide. Finalement, la route était plus longue que le chemin, mais moins raide. La carte montre une petite route reliant le col de la Chavade au col de Meyrand par le col du Pendu et les différences d’altitude paraissaient modestes, ce qui fait que nous avions préféré passer par là dans l’espoir d’avoir plus de beaux panoramas.

Vue lointaine sur le Mont Gerbier de Jonc

Malheureusement, la route ne correspondait pas à notre attente, commençant par une forte côte franchement fatigante (mais heureusement en forêt) sur plusieurs kilomètres avant d’atteindre une petite station de ski de fond et de monter au plateau qui porte le nom très étrange de « Cham de Cham Longe ». Le nom me faisait penser au « Chaume des Veaux », un lieu-dit dans le massif du Champ du Feu, et les crêtes que nous traversions faisaient effectivement penser un petit peu à la région du Hohneck dans les Vosges. En échange de l’effort, nous avons eu à un endroit une vue impressionnante vers le nord, on voit bien sur la photo la forme caractéristique du Mont Gerbier de Jonc. C’est assez curieux d’imaginer dans ces montagnes chaudes et sèches qu’on est tout près des sources de la Loire, fleuve associé à un climat doux et paisible dans mon imaginaire.

Vallée du Masméjean depuis le col du Pendu

La route ayant monté nettement plus vite que prévu à l’altitude maximale (avec une pente de 7 ou 8%, je pense), nous avons eu ensuite une section plus facile jusqu’au Col du Pendu, le point culminant du voyage à 1430 m. Le col a beaucoup moins de vue que le plateau précédent et l’endroit était assez bruyant du fait des machines sylvicoles, ce qui fait que nous ne nous sommes pas attardés.

La descente sur le hameau des Chambons est raide (bien que probablement moins raide que les 13% annoncés sur un panneau), pas très bien revêtue et pas vraiment spectaculaire parce qu’on est presque toujours dans la forêt, ce qui fait que nous n’aurions pas voulu monter par là comme le couple en tandem que nous avons croisé (curieusement, on parle rarement aux autres cyclistes que l’on croise, surtout quand on est déjà à deux).

Le hameau lui-même est dans un joli site d’alpages pentus et fleuris, puis on longe le haut de la vallée de la Borne, dont on voit le début assez imposant des gorges avant de monter trois kilomètres assez faciles dans la forêt jusqu’au col de Meyrand. Nous avons essayé de remplir les gourdes à une source pendant la montée, mais le débit était un peu faible. Je sais qu’il vaut mieux éviter de boire l’eau en montagne à cause des troupeaux, mais je le fais quelquefois en cas de nécessité en choisissant des vraies sources et je n’ai été qu’une fois malade (dans les Pyrénées).

J’ai trouvé intéressant et relativement surprenant de traverser autant de forêt mixte de résineux et de feuillus dans cette région, c’est dû à l’altitude car on trouve dans les Cévennes qui sont tout près juste au sud d’autres arbres (en particulier des châtaigniers). Le col de Meyrand à 1371 m est comme les deux cols précédents sur la ligne de partage des eaux, mais c’était la dernière fois que nous la traversions.

Versant Est du col de Meyrand

A cet endroit, la différence entre les deux versants est saisissante : forêt riche et alpages montagnards côté Atlantique, immenses pentes nues et buissons secs côté Méditerranée. On a un panorama absolument grandiose depuis le col (je le savais par le guide vert, mais je ne pensais pas que c’était aussi imposant), une table d’orientation montre que l’on voit par temps clair le Mont Aigoual, le Mont Ventoux et le Vercors. Il faisait trop brumeux avec la chaleur, mais on voyait très bien la coupure gigantesque de la vallée dans laquelle nous allions descendre 1000 m plus bas. C’est si vertigineux que P. a préféré s’écarter de la rambarde.

Evidemment, je ne me vois pas monter facilement à ce col depuis la vallée de la Beaume, même si la pente n’est pas excessivement raide. La montée serait incroyablement longue et est en plein soleil tout du long. Nous avons logiquement croisé nombre de cyclistes venus faire une journée sportive, mais aussi quelques touristes étrangers avec des bagages que j’ai trouvé très courageux.

Petit village de Loubaresse avec église curieuse

La descente était suffisamment longue pour réserver des moments de pur plaisir, même si la route est relativement tortueuse et trop aérienne, surtout au début, pour oser des pointes de vitesse. Et une descente aussi longue (22 km) en devient fatigante, cela tire sur les bras à cause du freinage. Nous avons fait une pause dans le deuxième hameau de la descente, nous asseyant sous un grand arbre face à une chapelle. Un monsieur qui s’occupait de son jardin nous a dit bonjour, mais nous étions sinon au-dessus de la route et donc au calme.

Paysage cévenol aux environs de Valgorge

Le principal village de la vallée (Valgorge) était en fait plus loin, il aurait pu être amusant de s’y arrêter car nous y avons vu de nombreux cyclistes assis à la terrasse d’un café. Nous nous sommes contentés de remplir les gourdes à la fontaine, puisque nous venions de faire une pause. La route descend ensuite dans une petite gorge verdoyante et pittoresque avant d’atteindre un carrefour où nous avions le choix entre continuer à descendre la vallée et prendre une nationale ou passer un petit col pour rejoindre Largentière.

Nous avons évidemment pensé que le petit col serait la meilleure solution… sans savoir que la route a été redressée et que l’on monte par un affreux morceau horriblement raide et rendu étouffant par les rochers renvoyant la chaleur qui stagne. Cela ne dure heureusement qu’un bon kilomètre puis on retrouve l’ancienne route plus raisonnable pour atteindre le petit Col de la Croix de Rocles.

De l’autre côté, jolie descente amusante dans une petite vallée couverte de vignes, puis long faux plat assez facile jusqu’au petit Col du Suchet. Nous avons été voir depuis le col au village de Joannas l’église recommandée par la carte, mais je n’ai rien remarqué d’intéressant, puis nous sommes enfin arrivés dans la vallée de la Ligne, rivière (pratiquement asséchée en été) qui arrose Largentière et qui passe ensuite au niveau de notre hébergement.

Gorges de la Ligne en amont de Largentière

La descente du col jusqu’à la petite ville est particulièrement agréable, un peu raide, mais bien tracée, permettant des pointes de vitesse. Quand on atteint le fond de la vallée, on traverse une jolie gorge calcaire que j’ai trouvée très pittoresque. Largentière est installée sur un méandre pentu au bout de la gorge et fait donc un peu l’impression d’une forteresse vue de loin, même si je n’ai pas vu finalement de château. C’est une toute petite ville, même si c’est une sous-préfecture, et Aubenas serait beaucoup plus logique comme centre administratif. Je pense que Largentière était important au 19ème siècle à cause des mines d’argent, mais cela fait longtemps que la ville végète.

Ville médiévale de Largentière

Comme je n’étais pas sûr de la route allant à Montréal, j’ai proposé de traverser le centre ville, ce qui nous a valu de traverser le lit à sec de la Ligne par un pont étonnamment haut et de passer sous une porte fortifiée. Des arbres majestueux poussent entre les rochers massifs du lit de la rivière et je regrette de ne pas avoir pris de photo pour montrer l’effet un peu surprenant. A l’intérieur de Largentière, nous n’avons pas pris le temps d’admirer les petites rues, les passages voûtés donnant sur le « fleuve » ou les hôtels particuliers, nous avons pensé tous les deux que nous verrions suffisamment de petites villes méridionales du même genre et nous ne voulions pas arriver trop tard, la dame ayant insisté pour que nous soyons ponctuels.

En sortant du centre ville, nous avons retrouvé la route d’origine sans voir de route vers Montréal, que nous avons atteinte en fait un peu en aval. Le détour par le centre était donc inutile, voire pénible pour le postérieur à cause des pavés, mais nous aura donné une petite idée de la ville. La seule chose qui aurait été amusante aurait été d’explorer les passages voûtés à la recherche de cours intérieures mystérieuses – comme dans une bande dessinée.

La Ligne à Montréal

La route de Montréal a commencé par nous décevoir en nous faisant monter une belle côte ombragée, puis nous avons enfin trouvé la petite route de notre hébergement qui redescendait au bord de la rivière. Je n’avais pas trouvé de chambres d’hôtes par le réseau des gîtes de France (elles sont très chères dans les régions touristiques comme l’Ardèche et la Provence), mais j’avais eu une adresse par le site de l’office de tourisme et nous avons été effectivement reçu très aimablement par une petite dame qui donnait l’effet d’une intendante plutôt que d’une propriétaire.

La propriété est grosse mais laide, c’est en réalité une ancienne usine de vers à soie (une magnanerie), moins retapée que celle très jolie que j’avais vue près de Vals les Bains lors de mon voyage de 1997 dans les Cévennes. Par certains côtés, c’était intéressant de voir l’agencement des bâtiments et de découvrir la rivière coulant paisiblement au pied des murs (curieusement, alors qu’il n’y a presque pas d’eau en amont de Largentière, il y a une belle rivière en aval).

A l’intérieur, les couleurs fanées, la gigantesque salle commune et le couloir un peu anonyme faisaient plus penser à une colonie de vacances ou à un hôpital, la douche est d’ailleurs dans le couloir et non dans la chambre. Comme nous étions les seuls hôtes, ce n’était pas gênant, mais le confort est donc limité et je pense que cet hébergement sert essentiellement à des groupes comme des classes vertes. Je dois cependant reconnaître que nous avions une très jolie vue de la fenêtre de la chambre sur les vergers au bord de la Ligne et sur le gros donjon de Montréal derrière.

Magnanerie (usine de soie) près de Montréal

Nous avons dîné dans une petite salle annexe décorée d’objets rustiques. Toute l’atmosphère faisait plus « campagne » que « chic rural », et le repas simple et correct allait avec le cadre : une salade verte avec d’étranges cerises au vinaigre (faites par la dame, c’est un usage classique dans la région puisque les cerises ne se conservent pas et qu’on ne veut pas faire des quantités excessives de confiture), puis un navarin d’agneau avec des flageolets.

La viande utilisée dans un navarin n’est pas le meilleur morceau et je n’aime pas vraiment éplucher les morceaux d’agneau, mais les flageolets étaient si bons que nous sommes parvenus à en avoir un petit supplément (aussi pour compenser l’entrée assez légère). Pour le dessert, des fraises du jardin. La dame étant seulement gérante de l’exploitation, elle hésitait à nous servir le digestif que nous aimons prendre le soir, mais elle a pensé que le patron ne ferait pas trop d’histoires.

Nous avons croisé le fils de la dame en sortant après le dîner pour admirer la propriété, nous avons été tous les deux déçus que ce jeune homme mignon disparaisse précipitamment quand il nous a vus comme s’il avait peur de nous. Je pense que c’est lui qui s’occupe du troupeau de moutons et des vergers (la principale culture dans la région). A défaut de conversation avec l’agriculteur, nous avons été nous promener un peu le long de la petite route et j’ai fait remarquer à P. les chauves-souris qui volaient autour de nous. C’est devenu tellement rare pour des citadins comme nous que je suis toujours très impressionné d’en voir – comme au zoo de Singapour avec mes parents, mais en liberté cette fois.

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